Pour le CIO, Paris 2024 est dans les clous

Les choses avancent dans le bon sens pour Paris 2024, et, visiblement, cela fait plaisir à Pierre-Olivier Beckers. Le président de la commission de coordination du CIO pour des Jeux de Paris 2024 affichait un large sourire mardi 19 juin, à l’issue d’une journée et demi consacrée à faire un point avec les équipes du Comité d’organisation (COJO) et à visiter les sites de compétition. «Les avancées sont extrêmement concrètes, assure le membre du Comité international olympique (CIO). C’est le cas pour la mise en place des équipes opérationnelles, sur la maîtrise des coûts et l’adoption du plan général des sites».

Le Belge se dit aussi «impressionné» par le travail en commun des différentes parties prenantes : «Cela montre la volonté affichée de tous les représentants de travailler ensemble sur la réussite de Paris 2024», estime-t-il. Pierre-Olivier Beckers s’est montré également satisfait de la «volonté de réagir et d’agir» du COJO. Il cite en exemple la réaction après la publication du rapport de l’inspection des finances qui craignait des dérapages budgétaires.

«Le concept devient plus fort qu’il y a neuf mois, avec en plus une maîtrise des coûts, poursuit le dirigeant du CIO. Paris 2024 est dans les clous, le projet est même en avance. Du coup, il n’y a pas de raison à se précipiter. Nous repartons de Paris sereins et confiants». Que du bonheur donc pour le COJO Paris 2024. Voici un peu plus dans le détail les autres points évoqués lors de la visite de la commission de coordination.

Le Marketing Plan Agreement. Ce document qui fixera les règles de commercialisation auprès des partenaires de Paris 1024, est en voie de finalisation (lire : Lacoste se rapproche du CIO). Il doit être validé par le CIO. «Nous sommes confiants pour le signer rapidement cet été», confirme Tony Estanguet, le président du COJO. La commercialisation des offres pourra alors débuter. Les premiers sponsors pourront activer ce partenariat dès janvier 2019.

L’équipe dirigeante du COJO. Les principaux directeurs et responsables de services seront bientôt officiellement présentés, même si officieusement plusieurs postes sont déjà pourvus et occupés. «Nous finalisons l’équipe exécutive, assure Etienne Thobois, le directeur général. Nous serons alors au complet avec des experts qui connaissent bien les Jeux ou pourront porter le projet encore plus loin».

Le budget. Il est donc fixé pour la partie de l’investissement public, ce dont se félicite les représentants du CIO. «Il était important de concrétiser le budget présenté à la candidature», explique Pierre-Olivier Beckers. L’étape suivante concerne le budget d’organisation des Jeux, quasi entièrement financé par les recettes commerciales du mouvement olympique. Il sera révisé, avec des arbitrages entre les différents postes. Une “V.1” sera présentée d’ici la fin de l’année.

Les futurs sites de compétition. La commission de coordination du CIO a approuvé les récentes modifications, présentées dans le protocole d’organisation signé par le gouvernement. «Le plan général des sites doit être finalisé d’ici la fin de l’année, précise Pierre-Olivier Beckers. Nous serons à 5 ans des Jeux. Pour Tokyo 2020, tout n’a été finalisé que 3 ans avant». Si la carte des sites est quasiment inscrite dans le marbre, ce sont plutôt leurs attributions à une ou plusieurs disciplines qui va falloir geler. Une sorte de puzzle géant à réaliser.