Proman recrute sa notoriété au mondial féminin

Sponsoring

C’est le seul des six partenaires nationaux de la Coupe du monde féminine de football qui affiche quelques mots sous le logo : “Intérim, CDD, CDI”. Proman, enseigne d’intérim, est en quête de notoriété et cet ajout permet au grand public de placer la marque dans le bon univers. «Nous sommes une entreprise familiale relativement discrète, reconnaît Roland Gomez, directeur général de Proman. Toutefois, notre activité nécessite une certaine notoriété auprès du public, d’une part, et des entreprises, d’autre part

Cette visibilité, c’est à travers le football que Proman compte la trouver. L’entreprise d’intérim a déjà été partenaire de l’Euro 2016, il y a trois ans en France. C’était une surprise. «Il y a eu un avant et un après Euro, explique Roland Gomez. Ce partenariat nous a offert un coup de projecteur. Il a permis de positionner Proman au niveau auquel était réellement la société, mais qui n’était pas perçu.» Proman devrait afficher cette année un chiffre d’affaire supérieur à 2 milliards d’euros : le double de 2015.

Première entreprise d’intérim indépendante et familiale en France, Proman se bat derrière des concurrents internationaux majeurs concentrant 60% de l’activité : Adecco, Manpower, Randstad. Derrière ce trio, pour se démarquer, il faut se faire remarquer. C’est la stratégie adoptée par l’entreprise de Manosque. «Nous avons un ADN particulier qui a séduit l’UEFA, pour l’Euro, et la FIFA pour cette Coupe du monde féminine,» indique Roland Gomez.

Donner du sens avec le bus de l’emploi

«Le sport est un vrai marqueur pour Proman, poursuit le directeur général. C’est un élément différenciant. Nous aidons ainsi des dizaines de clubs de football, de rugby mais aussi de gymnastique dans notre région. Nous sommes une société citoyenne.» Au delà de la visibilité obtenue grâce à un chèque d’environ un million d’euros pour ce niveau de partenariat, Proman entend surtout donner du sens à son engagement derrière le mondial féminin.

«Nous mettons le travail en avant et qui mieux que nous pouvait s’occuper du recrutement des équipes du comité d’organisation», insiste Roland Gomez. En avril, un bus de Proman a sillonné la France et posé ses roues dans les neuf villes hôtes de la compétition. L’objectif était de recruter 2.500 personnes. L’enseigne d’intérim a annoncé il y a quelques jours avoir retenu 2.312 candidats, dont plus de 500 à Paris, Rennes ou Grenoble. C’est le cas, par exemple, des 190 danseurs pour la cérémonie d’ouverture. Les 350 agences de l’enseigne poursuivent ce travail jusqu’au coup d’envoi de la Coupe du monde, le 7 juin.

«Notre objectif est d’ouvrir de nouvelles agences et de se développer à l’international, confie le directeur général de Proman. L’univers du sport et des événements est un aussi marché à part entière. Nous avons été le recruteur de Roland-Garros en 2009… avant que Adecco n’arrive. Nous sommes également en train de discuter avec un autre événement, plus tard.» Roland Gomez a déjà la tête dans une nouvelle compétition. D’ici là, Proman sera sans doute légitimement associé à l’intérim et n’aura plus besoin de spécifier son activité sous le logo.

© SportBusiness.Club. mai 2019

2 Rétroliens / Pings

  1. OLBIA Conseil Cette semaine 21, Olbia a appris que…
  2. Coupe du monde : France 2019 en chiffres | SportBusiness.Club

Les commentaires sont fermés.