Sponsoring : le bonheur est dans les régions

Modèle économique

Il n’y a pas que les grands événements sportifs nationaux qui comptent pour les annonceurs. Dans les territoires de nombreuses compétitions attirent les sponsors locaux. «Oui, nous avons beaucoup de partenaires de la région», confirme Pierre-Albert Vandel, président de Trans Organisation en charge notamment de la Transjurassienne, célèbre course de ski de fond et de sa version trail qui s’est disputée début juin. «C’est le cas notamment pour Smoby, marque de jouets installée localement, indique le dirigeant. Nous nous appuyons beaucoup sur les industriels du Haut-Jura.»

Toutefois, ce sont les entreprises nationales disposant de réseaux en région qui sont les plus friandes d’événement locaux. «Participer à un événement du territoire mettant en avant les différents sports pratiqués dans la région, certaines valeurs et qui a une dimension solidaire est intéressant pour nous», commente Cécile Denoyelle, responsable marketing et communication de la Caisse Régionale Franche-Comté du Crédit Agricole, partenaire du Festival Grandes Heures Natures à Besançon. «Cela permet à chaque caisse régionale de décliner sur son territoire la stratégie optée par le Groupe Crédit Agricole au niveau national autour de l’axe “sport école de la vie”.»

Tout en cadrant les opérations, les grandes enseignes de la banque mais également de l’auto ou de la distribution, laissent un degré de liberté à leurs filiales ou succursales locales en termes d’activations. «Il est important qu’un annonceur national se déploie en local, ne serait-ce que pour se montrer, estime Benoit Fritsch, co-fondateur de l’agence l’Uzyne. Ces enseignes doivent préempter des territoires sur leurs zones de chalandise. Et sur le terrain, la présence d’une grande marque nationale peut satisfaire un public qui pourrait se sentir délaisser.» Enfin, certaines marques préfèrent stratégiquement multiplier les accords locaux, comme St-Yorre partenaire de nombreux trails en France.

© SportBusiness.Club. Septembre 2019. (avec Servane Dorléans)
Article publié dans Sport Eco n° 756 du 16 juillet 2019


Un budget de 800.000 € pour la Transjurassienne

Trans Organisation, propriétaire de la Tansjurasienne (ski de fond) et de la Transju’ (trail) dispose d’un budget annuel d’environ 800.000 euros, dont les deux tiers sont consacrés à l’épreuve hivernale, la plus réputée. La majorité des recettes, 60%, provient des inscriptions : 4.000 pour le ski de fond et 2.100 pour la course à pied. Le reste du budget est partagé à égalité entre les subventions des collectivités territoriales et les partenariats privés. La société emploie 4 à 5 personnes et a un double objectif : «d’une part augmenter le nombre de participants aux deux courses et plus particulièrement à la Transju’ que nous souhaitons faire entrer dans le Top 10 des trails français,» indique Pierre-Albert Vandel, président de Trans Organisation. L’autre but est de travailler la marque “Transju”. «Nous allons créer de nouveaux événements sportifs autour de cette appellation,» révèle le dirigeant.