Sport féminin : briser le plafond de verre

Passer les 20%. C’est l’objectif assigné par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) aux chaînes de télévisions. Lors de la présentation de l’édition 2019 de Sport Féminin Toujours (9 et 10 février) l’autorité de régulation a rappelé que la place du sport féminin sur les antennes des chaînes s’était élevée en 2017 entre 14% et 18,5% du volume horaire consacré aux retransmissions sportives. «Nous sommes sous le plafond de verre, note Nathalie Sonnac, Conseillère au CSA. L’objectif cette année est de passer les 20% !» (Voir l’interview vidéo ci-dessous).

Selon les constatations de l’instance ce taux s’élevait à 7% en 2012, puis 14% en 2014. Il s’est situé entre 16% et 20% en 2016, année olympique, avant de baisser un peu en 2017. «La médiatisation est la clé de voûte au développement de la pratique, assure Nathalie Sonnac. Il y a une corrélation entre une forte exposition et le niveau de pratique d’une discipline

Le mot d’ordre a été entendu par les dirigeants des chaînes. «Rien ne freine l’exposition du sport féminin à la télévision, répond Laurent-Eric Le Lay, directeur des sports de France Télévisions. Déjà, beaucoup d’événements ou de disciplines sont mixtes. L’organisation du sport féminin est en plein boom et nous, nous leur emboîtons le pas.»

La ministre des sports, Roxana Maracineanu, qui souhaite notamment voir plus de sportives proposées pour des noms de rues ou d’établissements, confie tout de même que, concernant ces problèmes de parité femmes/homme, la France est plutôt dans le peloton de tête. «Les organisateurs des Jeux olympiques de Tokyo 2020 ne sont pas encore conscients de cet enjeu», indique-t-elle. Cette équité est justement une des lignes directrices de Paris 2024.

©SportBusiness.Club. Février 2019