Technogym branché sur le sport connecté

Debout sur les pédales, Luis attaque l’ascension du Mont Valérien, point culminant du parcours olympique de la course cycliste des Jeux de Paris. Il se situe encore dans le peloton… mais transpire à plus de 1.700 kilomètres de la capitale française. Luis est dans une salle de sport, à Lisbonne au Portugal. Il dispute la course en même temps que l’épreuve réelle sur un vélo d’appartement connecté. Virtuellement.

Au Salon Body Fitness, qui s’est tenu du 15 au 17 mars à Paris, la connectivité avait envahi les stands. «C’est aujourd’hui l’une des premières demandes des clients de salles de sport, explique Vanessa Joda, présidente de Planet Fitness Group. Ils veulent se connecter entre amis et comparer leurs performances. Les perspectives sont très importantes pour les clubs, notamment en vue de Paris 2024.» (Lire l’étude sur les tendances du Fitness)

Des compétitions virtuelles mondiales

L’un des leaders mondiaux, l’italien Technogym, accélère son virage numérique. Partenaire des Jeux olympiques depuis Sydney 2000, la marque a sorti l’an passé une gamme entièrement connectée de tapis de course, rameurs et vélos. «Le retour de ces expériences avec la collaboration d’athlètes issus de toutes les disciplines a permis de créer la méthode Skillathletic Training ainsi qu’une gamme d’équipements spécifiques destinés à tous ceux qui souhaitent améliorer leurs performances sportives et développer leurs qualités physiques (puissance, vitesse, endurance et agilité) en toute sécurité,» précise Yanis Aimetti, responsable marketing Technogym France.

Reliés entre-eux dans une salle, ces appareils peuvent permettre aux clubs d’organiser des compétitions internes. La course virtuelle se concrétise par la position et l’avancement de chacun sur un parcours tracé sur un écran vidéo. Demain, avec l’avancée de la technologie, le challenge sera mondial. «Nous pouvons déjà relier 300 clubs entre-eux», affirme Jean-Marc Charpentier, dirigeant d’Itech Fitness qui commercialise des solutions de vélos et tapis de course connectés. «Nous établissons déjà des classements nationaux et mondiaux, individuels et de clubs» poursuit-il. «Aujourd’hui, Technogym dispose de la technologie pour organiser des compétitions virtuelles mondiales avec ses appareils connectés, dans une salle de sport ou à la maison», assure Yanis Aimetti de Technogym. Les centres de fitness pourraient être les nouvelles arènes sportives.

© Article de SportBusiness.Club publié dans le magazine Sport Eco 750 du 18 mars 2019 et mis à jour.


L’aviron prend un temps d’avance

Avec le développement des sports connectés, l’aviron a très bien compris son intérêt. Présente pour la première fois au salon Body Fitness, la fédération française a développé une solution clé en main de rameurs connectés avec son partenaire Concept 2. L’offre, baptisée « Rowning » est prête pour la compétition (lire l’interview ci-dessous). Sur le dossier des compétitions connectées, l’aviron possède même un temps d’avance sur beaucoup de disciplines. Un circuit mondial d’aviron indoor existe déjà et en février 2020 Paris accueillera la 3e édition des championnats du monde de cette spécialité suivie de près par les dirigeants de Paris 2024.

«Le secteur privé vient vers la fédération d’aviron»

Interview. Gilles Purier, le Directeur technique national adjoint de la Fédération française d’aviron détaille l’offre mise en place par l’instance sportive et destinée aux clubs de sport. des compétitions à grande échelle sont envisageables.

La fédération française d’aviron lance une offre destinée aux salles de sport. Pourquoi ?

Gilles Purier : «Cette initiative s’inscrit dans le développement de l’aviron indoor. Nous organiserons d’ailleurs la troisième édition des championnats du monde de cette discipline le 8 février 2020 à Paris. Cette offre clé en main est destinée à nos clubs d’aviron, mais aussi aux centres de fitness qui ont du mal à exploiter à fond les machines. Ils ont besoin d’être accompagnés. Autant que ce soit par nous.»

Voulez-vous éviter qu’une part des pratiquants de l’aviron indoor aille vers le secteur privé ?

G.P. : «Non, c’est plutôt le contraire : c’est le secteur privé qui vient vers nous. L’objectif est de faire de la fédération un acteur complet de cette activité. Nous comptons aussi développer notre image et recruter de nouveaux licenciés en tablant sur le passage de pratiquants indoor vers nos clubs. Enfin, cela peut constituer une nouvelle ressource financière.»

Des compétitions connectées peuvent-elles être envisagée ?

G.P.: «Oui, cela existe déjà entre amis ou petits groupes. Avec la technologie cela bientôt possible à plus grande échelle. En revanche il sera difficile de comparer les performances avec celles de courses réelles. Pour Paris 2024 nous pourrions, pourquoi pas, envisager une compétition virtuelle mondiale en amont des Jeux

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  1. OLBIA Conseil Cette semaine 17, Olbia a appris que…

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