Tokyo espère un ticket gagnant pour 2020

Les futurs spectateurs des Jeux olympiques de Tokyo 2020 (du 24 juillet au 9 août) vont bientôt voir la couleur de leurs billets. Le Comité d’organisation (COJO) a dévoilé ce mercredi 15 janvier les visuels de ses tickets. Ils utilisent les quatre couleurs japonaises traditionnelles : le rouge (Kurenai), le bleu (Ai), le violet (Fuji) et le vert (Matsuba). Le design est lui inspiré d’une technique utilisée pour les kimonos pendant la période Heian (794-1185). Beaucoup de références à la culture japonaise donc pour les 8,8 millions de tickets mis en vente.

Vendredi 10 janvier dernier, durant la session du Comité international olympique (CIO) à Lausanne, en Suisse, Toshirō Mutō, CEO et directeur général du COJO, s’est réjouit d’avoir déjà écoulé 3,9 millions de billets. «Ce chiffre va bien au-delà de nos attentes,» a-t-il déclaré en précisant que les premières vagues de ventes avaient enregistrées 7,7 millions de demandes. De même, le relais de la flamme olympique, qui arrivera dans l’archipel le 19 mars, a reçu 535.000 demandes individuelles pour 10.000 places de relayeurs. Enfin, plus de 200.000 personnes se sont portées comme volontaires. «C’est tout à fait extraordinaire, a commenté le patron de Tokyo 2020. Nous sommes parfaitement prêts

Toyota : des véhicules électriques et à l’hydrogène

Coté finance, à moins de 200 jours du début des Jeux, Toshirō Mutō est également satisfait. «Nous avons 79 partenaires nationaux, s’est-il réjouit. Cela permet d’augmenter notre budget de 300 millions de dollars (269,2 millions d’euros) à 5,9 milliards (5,290 milliards d’euros) pour des dépenses estimées à 5,6 milliards.» Le directeur général des Jeux a également insisté sur l’effort entrepris pour produire un événement éco-responsable en citant l’exemple de Toyota, partenaire mondial officiel des Jeux. «90% des 3.700 véhicules mis à disposition par le constructeur seront électriques, a précisé Toshirō Mutō. Et 500 utiliseront l’hydrogène. La flamme olympique aussi et ce sera la première de l’histoire des Jeux à utiliser cette énergie

Le patron des Jeux de Tokyo avoue tout de même qu’il y a encore beaucoup de travail à réaliser. «Nous allons regarder avec beaucoup d’attention les dispositifs de transport,» a-t-il annoncé devant le CIO. La capitale japonaise est en effet réputée pour sa circulation particulièrement dense. «Les nouveaux sports urbains, comme le skateboard, vont nécessiter un grand engagement des habitants et notamment des jeunes, a-t-il ajouté. Nous devrons les impliquer.» Un plan de communication est prévu pour que l’Ariake Urban Sports Park ne sonne pas creux d’autant que les jeunes figurent au premier rang des objectifs d’héritage : «Nous souhaitons que cette nouvelle génération comprenne mieux la diversité et l’inclusion, a insisté Toshirō Mutō. Les Jeux doivent aussi contribuer à changer l’attitude des gens sur la préservation de l’environnement.»

© SportBusiness.Club Janvier 2020