Une charte sociale pour Paris 2024

Il n’y a pas que le budget que les dirigeants de Paris 2024 devront respecter. Ce mardi 19 juin, le Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques (COJO) s’est engagé dans une charte sociale. L’accord, signé avec les organisations syndicales et patronales sera également ratifié par la Solidéo (la structure chargée de livrer les infrastructures) le 5 juillet. Le document fixe 16 engagements pour quatre axes autour des enjeux économiques et sociaux liés à l’organisation des Jeux.

«C’est une première, initiée par le monde économique et celui de l’entreprise, indique-t-on au sein du Medef (Mouvement des entreprises de France). Ce document montre la voie d’une nouvelle gouvernance du sport en France, car les Jeux dépassent le cadre des acteurs traditionnels du sport et de sa filière. Ils concernent toutes les entreprises et leurs collaborateurs».  L’accord devrait également préserver une certaine paix sociale avant et durant les J.O. en 2024. «Il s’agit d’un engagement social sans précédent pour un événement de cet ampleur, confirme de son côté Bernard Thibault, au nom des organisations syndicales. Et ce n’est pas un hasard que cela soit signé en France».

La politique de RSE au centre

Concrètement, cet accord, qui n’a pas de valeur légale, fixe des règles, notamment liées à la politique RSE (responsabilité sociétale des entreprises) que Paris 2024 s’engage à respecter lors des appels d’offres. «Il n’y a pas de quotas pour les entreprises régionales ou françaises, car ceci est illégal, mais compte-tenu de ces règles, les sociétés ayant des collaborateurs en France devraient en profiter indirectement», indique-t-on au Medef.

Pour l’organisation patronale, et les syndicats professionnels, le principal enjeu est la qualité des emplois développés et créés par Paris 2024. La pérennisation de ces postes, après l’événement, sera un axe essentiel. «Nous souhaitons aussi développer les compétences et anticiper les besoins de recrutement», précise le Medef. Il s’agit d’éviter les couacs, comme Londres l’a vécu en 2012 avec la défaillance de l’entreprise chargée de la sécurité quelques semaines avant le début les Jeux. Il avait fallu faire appel à l’armée in-extremis. Enfin, un comité de suivi, qui se réunira tous les trimestres, veillera à la mise en oeuvre de cette charte, qui peut aussi être considérée comme une garantie de paix sociale avant et pendant la tenue des Jeux.

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