Vittel : la ferveur du Tour avant le cyclisme

Vittel est l’un des cinq principaux partenaires du Tour de France qui s’est élancé samedi 7 juillet de Vendée. La marque d’eau du groupe Nestlé Waters, dont l’investissement est estimé entre 7 et 8 millions d’euros annuels, préfère s’associer à l’événement qu’au cyclisme, comme l’explique Françoise Bresson, directrice de la RSE et des événements de marque chez ‎Nestlé Waters France.

Vittel est-il partenaire du Tour de France ou du cyclisme ?

Françoise Bresson : «Vittel est partenaire du Tour de France mais pas du cyclisme. Le Tour de France est un événement très intéressant pour notre marque car il encapsule les valeurs du cyclisme tout en ajoutant des dimensions complémentaires fondamentales pour notre marque . Il permet de bénéficier de retombées à la fois à l’international et au niveau local. C’est un spectacle gratuit avec un vrai engagement des spectateurs, et il y en a 12 millions. Il y a bien évidemment de la performance sportive et Vittel peut alors parler d’hydratation. Enfin, sa saisonnalité, au début de l’été, nous convient parfaitement. Vittel y trouve aussi un très bon terrain d’expression grâce à la caravane publicitaire».

Pourquoi ne pas étendre ce partenariat à d’autres épreuves de cyclisme ?

F.B.: «Parce qu’il n’y a pas un autre événement aussi populaire et ils ne sont pas adaptés. Pour Paris-Roubaix très populaire aussi, nous sommes malheureusement en dehors de la saisonnalité de Vittel. Autre exemple, la Vuelta : l’Espagne n’est pas un territoire que nous visons».

Le Tour est donc plus attractif que le cyclisme ?

F.B.: «On ne peut pas répondre à cette question d’une manière générale. C’est vraiment lié à l’ADN de chaque marque. Pour Vittel, la réponse est oui.. Pour une marque populaire, comme Vittel, le Tour de France est un bon vecteur. Le cyclisme est plus lié à la performance sportive, alors que nous recherchons plutôt la ferveur populaire. L’éco-système du Tour de France répond bien à notre approche. Vittel est partenaire d’événements, pas de sportifs ni d’équipes».