Les F1 des mers lancent leurs propres courses

Voile

Plus grands, plus vite, plus fort. Les ultimes, ces gigantesques F1 des mers, maxi multicoques de 30 mètres, auront bientôt leur championnat. Jusqu’alors, ils partaient à la chasse aux records, comme actuellement François Gabart avec Macif, ou jouaient les vedettes lors des courses au large, comme récemment lors de la Transat Jacques Vabre ou l’an prochain durant la Route du Rhum. Dès 2019 ces bateaux hors-normes bénéficieront de leur circuit à eux.

Le point d’orgue sera un tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance dont le départ de la première édition sera donné le 29 décembre 2019 à Brest. Le nom de cette nouvelle course sera dévoilée «dans quelques semaines, début 2018», a indiqué Patricia Brochard, co-présidente de Sodebo et animatrice du Collectif Ultim association née il y a deux ans et rassemblant quatre entreprises ayant investis dans ces F1 des mers : Sodebo, Banque Populaire, Actual et Macif.

Concrètement, une société commune en SAS (Société par actions simplifiée), sera créée pour cette course. Elle regroupera le Collectif Ultim, les armateurs intéressés par l’épreuve, qui seront majoritaires dans le capital, et la Ville de Brest. «Cette structure coordonnera le projet, a précisé Patricia Brochard lors d’un point presse au Nautic (qui se tient à Paris du 2 au 10 décembre 2017). Nous allons lancer des appels d’offres pour l’organisation, le marketing et les fournisseurs».

Pas de naming !

Toutefois, une chose est actée : la course n’acceptera pas de naming commercial ! «Il s’agit de conserver une certaine forme de pureté et d’apporter une pérennité à cette course», a expliqué Patricia Brochard. Les autres sponsors de maxis sont invités à rejoindre le projet et intégrer la future société. Edmond de Rothschild, armateur de l’écurie Gitana, pourrait bientôt franchir ce pas.

Fin 2019, six à sept Ultims, sans doute, participeront à cette course exceptionnelle, point de départ d’un circuit de quatre ans comprenant d’autres épreuves. Un circuit géré directement par les sponsors et armateurs. L’avantage pour ceux-ci est d’avoir la main sur cette nouvelle plateforme de communication pour leurs marques, notamment en choisissant les territoires où se produiraient leurs voiliers. Ils pourront aussi profiter de retours financiers générés par des droits marketing.


Brest renoue avec la course au large

François Cuillandre, maire de Brest, est ravi. «Nous renouons avec la course au large, s’est-il réjoui. Brest est la cité des records car nous accueillons régulièrement les bateaux et les marins après leurs tentatives sur le Tour du monde. Mais nous n’étions plus sur les grandes courses au large. Ce sera chose faîte en 2019». Difficile ou impossible en effet pour Brest d’accueillir le départ d’une course déjà existante. La solution était donc de recevoir une nouvelle épreuve, comme ce tour du monde des Ultims. «Nous espérons bien sûr des retombées économiques et d’image», a confié François Cuillandre.


Pas d’Ultims à la Transat Jacques Vabre 2019

La prochaine édition de la Transat Jacques Vabre devra se passer des géants des mers. En effet, le départ de la transat 2019, reliant Le Havre au Brésil sera donné quelques semaines avant le nouveau tour du monde des Ultims. Les maxi-multicoques ne pourront donc pas s’aligner à cette épreuve qui se dispute tous les deux ans. L’édition 2023 sera confrontée d’ailleurs au même soucis puisque le nouveau Tour du monde des Ultims est prévu tous les quatre ans.

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