2021, l’année de la Solideo

Tout commence en 2021 pour la Solideo. Créée en 2018, la Société de livraison des ouvrages olympiques attaque trois années très stratégiques. Celles qui verront la construction des nouvelles infrastructures des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024. (COJO) « Nous sommes exactement dans le calendrier fixé, rassure Nicolas Ferrand, directeur général exécutif de la Solideo. Tous les marchés importants ont été passés et nous débutons les plus gros travaux d’ici trois mois »

Les plus grosses infrastructures à construire sont essentiellement le Village des athlètes à Saint-Denis, celui des médias à Dugny-Le Bourget, et le Centre aquatique olympique (CAO), également à Saint-Denis. « Nous avons trois ans de travaux devant nous, poursuit le dirigeant. C’est confortable ». Les clés de tous les ouvrages devront être remises au COJO au moins six mois avant la cérémonie d’ouverture, programmée vendredi 26 juillet 2024.

26 permis de construire déposés

Au total, ce sont 62 “objets” que la Solideo devra construire ou rénover. Aux 40 du projet initial se sont ajoutés une quinzaine de sites d’entraînement, comme la Grande Nef de l’Ile-Saint-Denis, ou la nouvelle salle de compétition des épreuves d’escalade au Bourget. Tous les chantiers ne sont pas en Seine Saint-Denis, puisque la Solideo devra aussi faire sortir de terre l’Arena 2 à Paris, Porte de la Chapelle, ou le site du Roucas Blanc pour les épreuves de voile à Marseille.

« Vingt-six permis de construire ont déjà été déposés, précise Nicolas Ferrand. Les autres vont bientôt l’être, comme celui du Village des médias attendu en mars prochain. Nous sommes rassurés : le Village des athlètes sera construit. C’est le seul “objet” qui ne peut pas être substitué par une une structure provisoire ou éphémère ». Au 15 janvier 2021, la Solideo indique que 701 millions d’euros de marché ont été signés. Cette année, 750 autres millions seront lancés. Au total, la Solideo investira 1,386 milliard d’euros.

© SportBusiness.Club Février 2021


Le Village plus gros chantier de France

Avant d’être le centre du monde, le Village des athlètes à Saint-Denis, et ses 14 250 lits, sera le plus gros chantier mono-site de France, affirme la Solideo. Sur le site, où travailleront 4 000 personnes, seront bientôt érigées 40 grues. Chaque jour 400 poids lourds accèderont au chantier. Autant de moyens qui nécessiteront une logistique au cordeau, notamment pour éviter le plus possible les nuisances auprès des actuels riverains du quartier. D’autant que le lieu sera une vitrine de Paris 2024. « Ce sera le lieu le plus visité, indique Nicolas Ferrand directeur général exécutif de la Solideo. Dès cet été, nous accueillerons une à deux délégation étrangères toutes les semaines. Nous allons être brutalement exposés ».

Un bâtiment dans l’incertitude

C’est, aujourd’hui, l’épine dans le pied de la Solideo. Deux bâtiments du Village des athlètes, à Saint-Denis, n’ont pas trouvé leur financement. Il s’agit d’une partie que doit construire Vinci, juste en bordure de la Cité du cinéma : 50 000 mètres carrés de logements qui devraient être reconvertis en bureaux après les Jeux. Le projet prévoit la réhabilitation d’un long entrepôt et la construction d’un ouvrage. Vinci aurait été lâché par un partenaire financier… Une des planches de salut serait maintenant de gagner l’appel d’offres d’un ministère qui cherche de nouveaux locaux et pourrait s’installer ici dès 2025. « Nous avons encore deux mois devant nous, » tente de rassurer Nicolas Ferrand. Sinon il faudra trouver un plan “B” car ce bâtiment, nécessaire pour Paris 2024, devra voir le jour.