Dans le PC course de l’UTMB 2017

Le PC Course de l'UTMB 2017

Ils ne verront pas la course, mais en connaîtront tous les détails. La quinzaine de personnes du PC Course de l’Ultra Trail du Mont-Blanc (UTMB), dont le départ de la 15e édition est donné ce vendredi 1er septembre à 18h30 de Chamonix, ne quitteront pas leur poste durant, au moins, 24 heures. Deux tours de pendules quand les 2.300 participants de la course phare boucleront, eux, le tour du Mont-Blanc, 171,5 kilomètres et 10.042 mètres de dénivelé positif cumulé.

Enfermés dans la grande salle de réunion de l’Hôtel de Ville de Chamonix, ces professionnels veilleront sur la course et les coureurs. Le parcours, tracé en haute montagne, est scindé en plusieurs dizaines de tronçons où chaque passage d’athlète est enregistré. Sur une carte projetée sur le mur de la salle, le nombre de coureurs par tronçon évolue en temps réel. Un suivi réalisé par LiveTrail.

Repérer les “anomalies”

Michel Poletti, directeur de l’UTMB au PC Course

«Cela nous permet de repérer rapidement des “anomalies”, c’est-à-dire des coureurs qui auraient abandonné, mais sans prévenir l’organisation», explique Michel Poletti, directeur de l’épreuve. La radio, qui assure la liaison entre tous les commissaires de course et les bénévoles, permet de vérifier s’il n’y a pas de soucis. Ils sont aussi équipés de téléphones tout-terrains, fournis par la société française Crosscall. Et pour vérifier les conditions réelles, 18 webcams sont installées sur le tracé.

En cas de pépin, c’est l’équipe médicale qui prend le relais. Cette tâche est assurée par DokEver, une structure aguerrie à ce genre de situation et qui signe déjà la sécurité de très nombreuses épreuves sportives dont le Marathon de Paris. La pluie, le froid, et la neige, attendue cette année à plus de 2.000 mètres, devraient un peu compliquer la tâche des toubibs… et des coureurs.

Demain, le GPS pour tous les concurrents.

En tête de course, une vingtaine d’élites, hommes et femmes, disposent eux d’un émetteur GPS. Leurs positions sonts connues quasiment à la seconde près, ce qui permet de suivre parfaitement l’évolution de l’épreuve. Mais aujourd’hui, un tel équipement, forcément plus sécuritaire, ne peut pas équiper les 2.300 concurrents. Si la technique suit et est au point, la logistique, elle, est plus difficile à mettre en place.

«D’une part il est impossible de trouver un fournisseur pouvant nous fournir plus d’un millier de puces, affirme Michel Poletti. D’autre part, le coût, 100 euros par équipement, est beaucoup trop élevé pour une compétition comme la nôtre. Et puis, je n’ai pas les moyens humains pour distribuer et récupérer toutes ces puces». Mais la technique évolue : l’apparition d’équipements GPS à moins de 20 euros devrait changer la donne pour les prochaines éditions, et beaucoup améliorer la vie des organisateurs et des responsables de la sécurité de l’UTMB.