Sport à la télé : tous pirates !

Les amateurs de sport aiment beaucoup le sport à la télé et paient pour cela. Selon une enquête menée dans 10 pays (hors France) par Ampère Analysis* pour Synamedia, spécialiste de systèmes anti-piratage, 89% de cette population dispose d’un abonnement à une chaîne de sport ou une offre OTT liée au sport. Toutefois, plus de la moitié (51%) avoue quand même se brancher sur des sites pirates au moins une fois par mois : parmi eux, 42% y va même tous les jours. Au global un peu moins d’un tiers (31%) de ces personnes indique aller sur ces sites illégaux parce que la compétition qu’ils veulent suivre n’est pas disponible sur une chaîne de leur pays.

L’enquête révèle aussi que plus d’un quart (29%) des “pirates” ont même déjà payé pour accéder à ces sites illégaux et voir leurs compétitions sportives. Finalement, seuls 16% des fans de sport assurent qu’ils ne vont jamais sur ces sites pirates, et au global 44% fréquentent quand même toutes les semaines un site ou un service OTT légal pour regarder des compétitions.

Ces fans de sport les plus vertueux se retrouvent parmi un groupe baptisé les “Loyal Stalwarts” par Ampère Analysis. Il rassemble plus d’un quart des interviewés (26%). La plupart estime que regarder du sport sur un site illégal n’est pas bien… mais un tiers (35%) le font au moins une fois par semaine. Malgré tout, ils affirment être prêts à payer plus cher leurs abonnements légaux s’ils avaient accès à toute l’offre qu’ils réclament.

Du piratage même chez les occasionnels

A l’opposé de ce groupe, les “Fickle Superfans”, à peine plus nombreux (31%), sont tout aussi assoiffés de sport à la télé. Toutefois, à 89% ils assouvissent leur passion cathodique via des sites illégaux au moins une fois par semaine. Cette population, qui se trouve plutôt dans les marchés en développement, attend des offres payantes flexibles et souples des offres légales pour revenir, peut-être, dans le droit chemin.

Enfin, les “Casuals Spectators” sont les plus importants en proportion : 43%. Ceux-là préfèrent seulement les grands événements comme les Jeux olympiques, les coupes du monde, les tournois du grand Chelem ou le Tour de France. Ce sont les moins susceptibles à prendre un abonnement payant légal à une chaîne. Ils estiment aussi que le piratage ce n’est pas bien, tout en y allant quand même : plus de 80% se connectent occasionnellement sur des sites illégaux en justifiant cette pratique par le fait qu’ils s’estiment être de trop faibles consommateurs pour payer un abonnement régulier.

© SportBusiness.Club Juin 2020

(*) Charting Global Sports Piracy. Etude réalisée par Ampère Analysis auprès de 6.000 personnes amateurs de sports âgés de 18 à 64 ans en mars 2020, avant les périodes de confinement, dans dix pays : Brésil, Egypte, Allemagne, Inde, Italie, Jordanie, Malaisie, Arabie saoudite, Royaume-Uni et Etats-Unis.