Faux départ pour les relations internationales

La maison du sport français à Paris, siège du CNOSF.

C’est une réunion importante sur les “relations internationales” qui doit se tenir ce jeudi 2 juillet au ministère des Sports. Pourtant, le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) et plusieurs fédérations sportives devraient être absents (voir mise à jour ci-dessous). Ce rendez-vous doit finaliser la nouvelle stratégie d’aide et d’accompagnement des dirigeants français pour l’accès aux plus hautes fonctions dans les instances sportives internationales. Seules deux fédérations olympiques mondiales sont présidées par des Français : l’Union cycliste internationale (UCI) par David Lappartient, et la World Rowing par Jean-Christophe Rolland, par ailleurs membre du Comité international olympique.

Pourquoi ce boycott ? Denis Masseglia, le président du CNOSF, n’a pas apprécié l’invitation lancée fin avril pour cette réunion sans qu’il n’en ait été informé au préalable. Le dossier était en sommeil depuis le début de l’année à cause de la crise sanitaire, et, selon nos informations, son examen était sensé être reporté à la rentrée. Jusqu’alors, le CNOSF et le ministère des Sports ont toutefois travaillé de concert pour mettre sur pied une nouvelle formule du Comité Français du Sport International (CFSI).

Deux annonces ratées

Née en 2012 à l’initiative de la ministre des Sports de l’époque, Valérie Fourneyron, cette structure, hébergée par le CNOSF et présidée par Bernard Lapasset, a accompagné plusieurs dirigeants français dans leurs campagnes électorales internationales. A l’époque, son autre mission était également de décrocher l’organisation d’événements sportifs internationaux sur le territoire. Paris a gagné les Jeux olympiques de 2024… et le CFSI s’est éteint.

Fin 2019 le dossier a été relancé. Plusieurs réunions se sont tenues entre le ministère des Sports et le CNOSF. Le projet semblait ficelé au point qu’une annonce était programmée fin janvier 2020 lors des vœux conjoints du mouvement sportif français. Rien. Puis ce devait être début février durant la Global Sports Week. Rien encore… Le coronavirus est arrivé ensuite. Le dossier, qui adoptera aussi un autre nom que le CFSI, a été mis en veille. Jusqu’à cette fameuse invitation du ministère des Sports fin avril, à laquelle une bonne partie du mouvement sportif français sera absente. Le sujet n’est pas enterré pour autant car ce type de structure a prouvé son efficacité. Ce n’est qu’un retard à l’allumage.

© SportBusiness.Club. Juillet 2020

Mise à jour, jeudi 2 juillet 2020. 33 fédérations sportives seraient finalement représentées lors de cette réunion, a-t-on appris.