« La Coupe du monde de rugby XIII, une belle opportunité »

Elu à la présidence de la Fédération française de rugby à XIII en décembre 2020, Luc Lacoste, qui a succédé à Marc Palanques, souhaitait déposer la candidature de la France pour la Coupe du monde en 2025. Ce serait la cinquième fois que le pays accueillerait cette compétition. Explications.

Pourquoi vous lancez-vous dans cette candidature ?

Luc Lacoste : « C’était une promesse de campagne en cas de fenêtre d’opportunité. Celle-ci s’est ouverte, je respecte ma promesse. Et nous ne sommes pas seuls, l’ensemble du rugby à XIII français mais aussi international souhaite voir la France organiser la Coupe du Monde en 2025… De plus un tel évènement serait une réelle opportunité pour notre fédération de retrouver ses lettres de noblesse et il s’inscrit parfaitement dans notre projet de développement. Alors avec audace et quelques certitudes en nos capacités, on relève le challenge ».

Pourquoi la France est candidate à l’organisation des mondiaux ?

L.L.: « Parce que la France est un grand pays du sport et un grand pays de rugby à XIII de par son histoire. Mais également parce qu’après les deux évènements majeurs que sont la Coupe du monde masculine de rugby à XV en 2023 et les Jeux de Paris en 2024, organiser la Coupe du Monde de rugby à XIII est une très belle opportunité pour la France de contribuer au développement du Plan Héritage porté par le gouvernement. En effet, nous voulons faire de ce mondial un événement sport pour tous et ouvert à tous. Les investissements réalisés pour les deux premiers évènements doivent continuer à être optimisés. France 2025, paraît donc très logique dans cette perspective ».

Quelle est la place aujourd’hui du XIII en France ?

L.L.: « Le XIII a une histoire fabuleuse, faite de hauts et de bas. La discipline est très largement implantée en Occitanie, Sud Paca, en Auvergne Rhône Alpes et se développe largement en Nouvelle Aquitaine et en Bretagne, autour de Nantes. L’Ile-de-France accueille aussi quelques clubs et le développement du XIII dans cette région est un objectif important ».

Sur ce point, quels objectifs avez-vous pour les prochaines années ?

L.L.: « Les objectifs que nous nous sommes fixés sont basés autour de cinq piliers. En premier lieu, il s’agit d’accroitre le nombre de licenciés au travers de nombreuses mesures, actuellement en cours, mais également le développement du rugby à XIII féminin et du XIII fauteuil, un des axes forts. Nous nourrissons de grandes ambitions en la matière. Ensuite, nous souhaitons apporter des aides aux clubs existants en les accompagnant davantage dans les bonnes pratiques et par capillarité en en créant de nouveaux, notamment des écoles de rugby. Notre troisième objectif majeur concerne la formation, qui va de l’enseignement dans les écoles et collèges jusqu’à la formation haut niveau déployée dans nos pôles de Toulouse, Carcassonne et Salon. Nous voulons développer de nouveaux espaces de formation au plus près de nos jeunes. Les équipes de France constituent également un enjeu majeur. Avec de grandes équipes, nous pouvons gagner en notoriété et en nombre de pratiquants. C’est aussi une des raisons pour lesquelles nous sommes allés chercher les compétences remarquables de Trent Robinson en Australie, la grande référence actuelle du rugby a XIII en qualité de Directeur du Rugby pour accompagner un staff reconstitué autour de Laurent Frayssinous. Celui-ci avait déjà entrainé au plus haut niveau. Nous préparons désormais les équipes au sein du Club France. Après la coupe du monde 2021 et dans la perspective de 2025, en France, nous prévoyons un calendrier de rencontres internationales dès 2022. Enfin notre cinquième objectif, est la communication et la croissance des revenus. En six mois notre visibilité a déjà fortement progressé et sur ce terrain-là, notre récente candidature avec France 2025 est une avancée majeure, un booster extraordinaire ».