Le jeu vidéo n’a pas conquis de nouveaux adeptes avec le confinement

Selon une étude de Médiamétrie* pour le Syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs (SELL), seuls 2% des Français affirment avoir profité du confinement pour s’essayer au jeu vidéo. Les mesures de restriction de circulation mises en place par le Gouvernement pour contrer l’épidémie de covid-19, n’ont pas eu un effet booster sur le secteur. Pas de conquête de nouveau public, donc. Mais pour les autres, une pratique qui a augmenté, d’après le rapport annuel L’essentiel du jeu vidéo.

Ainsi, près d’un tiers des joueurs (32%) avoue que leur taux de pratique est aujourd’hui supérieure à celui de l’avant le confinement. « Si les « joueurs casuals » n’ont pas bouleversé leur pratique à cette occasion, un tiers des « joueurs conviviaux » a plus joué pour partager des moments en famille, commente le SELL. Pour les « actifs engagés » et les « investis technophiles », le lien social était le maitre mot du confinement. Les premiers ont participé à des actions solidaires (31%) et les seconds ont gardé contact avec leurs proches grâce au jeu vidéo (58%) ».

Quatre profils de joueurs

Justement, l’étude annuelle du SELL a classifié les profils des joueurs. En France, un peu plus de la moitié de la population (52%) indique “jouer régulièrement”, c’est-à-dire au moins une fois par semaine, soit plus de 26 millions de personnes. Cet individu a, en moyenne, 39 ans, et est à 53% un homme et à 47% une femme. Si un adulte sur trois (35%) affirme jouer tous les jours, chez les enfants ce rapport monte à 1 sur 2 (52%).

Les moins pratiquants, baptisés les “casuals”, sont 33%. Ce sont à 58% des femmes et à 58% aussi des plus de 50 ans. Les “conviviaux” représentent 29% des joueurs. Un tiers joue 1 à 2 fois par semaine, et 29% ont entre 35 et 49 ans. Les “actifs investis”, un peu plus accros, sont 19%. Ils sont 60% à jouer au moins une fois par jour. 55% sont des hommes et 43% des 15-34 ans. Enfin, les “investis technophiles” sont également 19% des joueurs, mais eux sont 33% à pratiquer plusieurs fois par jour. Au deux tiers (67%) ce sont des hommes, et la moitié (50%) a entre 10 et 24 ans. « Pendant le confinement, la majorité d’entre eux a considéré que le jeu vidéo a permis de garder contact avec leurs proches, » souligne le SELL.

© SportBusiness.Club Novembre 2020

(*) Source : étude SELL/Médiamétrie “Les Français et le Jeu Vidéo”, réalisée sur Internet du 1er au 24 septembre 2020, auprès d’un échantillon de 4 072 internautes de 10 ans et plus.


Un marché de 4,8 milliards d’euros

Le marché du jeu vidéo en France est évalué à 4,819 milliards d’euros en 2019 par l’étude du SELL (Syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs), en recul de 2,7% par rapport à l’année précédente. Le secteur était passé de 3,645 milliards d’euros en 2016 à 4,951 milliards en 2018. Les deux écosystèmes principaux, celui des consoles, qui représente plus de la moitié de la valeur, et celui de l’ordinateur, sont en baisse significative, respectivement -9% et -12%. Au contraire l’univers du jeu sur smartphone a gagné 12%.