Le surf français ne veut pas rater la bonne vague

L’initiative n’est pas originale mais le traitement est intéressant et innovant. La Fédération française de surf (FF Surf) lance ce mercredi 10 juin son “club” de pratiquants. Un enième groupe de passionnés dans cet univers sportif où ce sont plutôt les marques commerciales qui gèrent les communautés de passionnés ? Pas vraiment. Le Club Surfing France se présente plutôt comme un “syndicat” des pratiquants de la discipline. « L’ensemble des surfeurs français a apprécié le travail de la fédération pour l’ouverture de l’accès aux plages et donc à l’océan au moment du déconfinement, explique Jean-Luc Arassus, président de la FF Surf. Nous avons démontré que nous étions un moteur de notre écosystème ».

En France le surf ne compte que 20.000 licenciés, mais le nombre de pratiquants est trente-cinq fois supérieur : 700.000. « C’est l’ensemble de cette communauté que nous défendons, poursuit le dirigeant. Nous donnons la possibilité à ces passionnés qui trouvent que la fédération peut les défendre de nous rejoindre via ce club ». L’inscription est gratuite, mais des dons, via la plateforme e-cotiz, sont possibles. Les inscrits recevrons la newsletter de la Fédération, mais ne seront pas licenciés. Le calcul pour la fédération n’est donc pas économique « Plus nous serons nombreux, plus la voix du surf comptera,» assure Jean-Luc Arassus qui estime que sa fédération est l’acteur le plus légitime dans ce rôle. Plus que les marques.

Initié lors des championnats du monde organisés en France en 2017, mais non exploité jusqu’alors, le Club Surfing France a été réactivé à l’occasion de ce combat autour du concept de plages dynamiques porté par la fédération. L’instance sportive officielle espère tout de même que cette opération, orchestrée par l’agence Olbia Conseil, permettra à certains de ces pratiquants libres de rejoindre la fédération. « Mais nous restons sur un volet militant et non commercial, se défend Jean-Luc Arassus. Cette communauté sera là pour défendre des valeurs que nous partageons tous comme le libre accès à l’océan, la protection de l’environnement ou la solidarité dans l’eau ».

© SportBusiness.Club Juin 2020