Les territoires se préparent aux Jeux de Paris 2024

Ce sont exactement 621 sites qui viennent d’être officiellement labellisés “Centres de préparation aux Jeux” par le Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 (COJO). Ces gymnases, terrains de sports ou complexes sportifs, disséminés partout en France, sont chargés d’accueillir les délégations sportives étrangères dans le cadre de leurs préparations en amont de l’événement ou pendant comme “base arrière”. Pour les collectivités territoriales, ces sites seront une occasion de communiquer et, surtout, une source de recettes potentielles. Chaque collectivité est libre de fixer ses tarifs de location et de prestations.

«  Tous ces sites seront proposés aux comités nationaux olympiques, aux fédérations internationales et nationales via une plateforme numérique début 2021, explique Michaël Aloïsio, directeur du cabinet du président de Paris 2024. Nous mettrons en ligne toutes les informations nécessaires ». Des visites virtuelles seront mêmes proposées. « Chaque délégation pourra choisir selon sa stratégie, » poursuit-il. Pour un stage ou pour s’installer plus durablement avant les Jeux.

1 site sur 5 en Ile-de-France

Paris 2024 a reçu 724 candidatures de sites, tous installés dans un territoire labellisé Terre de Jeux. Plus de huit sur dix ont été acceptés sur différents critères : infrastructures sportives, équipements annexes comme l’hébergement ou la restauration, accessibilité… Toutes les disciplines olympiques sont concernées, y compris celles paralympiques. Les collectivités pourront bénéficier d’une aide de 20 millions d’euros pour moderniser les structures ou en construire de nouvelles. Une enveloppe sur 2 ans venant du Ministère chargée des Sports via l’Agence nationale du sport (paragraphe mis à jour suite à une erreur lors de la première publication).

Les treize régions métropolitaines sont concernées. Mais pas au même niveau. Un site sur cinq est situé en Ile-de-France. La proximité des lieux de compétition olympique est un avantage pour la région. Suivent les Hauts de France et le Grand Est avec chacune plus de 10% des sites labellisés. En queue de peloton se retrouvent la Bretagne, le Centre Val-de-Loire et la Corse avec respectivement 21, 13 et… 2 sites retenus. La Guyane, la Nouvelle-Calédonie, la Guadeloupe et la Réunion ont également leurs centres de préparation des Jeux. La liste dévoilée par Paris 2024 est appelée à être complétée, notamment après l’officialisation des “sports additionnels”. Il faudra proposer alors des skate-parks ou des spots de surf.

© SportBusiness.Club Octobre 2020


Les collectivités pourront communiquer

Les centres de préparations olympiques n’entrent pas dans le cadre stricto sensu des Jeux olympiques et donc du règlement marketing du Comité international olympique. A priori, rien n’interdit donc à une délégation sportive étrangère d’afficher ses propres partenaires commerciaux sur un site investi. De même, les collectivités territoriales peuvent communiquer autour de l’accueil de ces délégations, mais toutefois sans utiliser les codes olympiques protégés, et notamment les anneaux. Dès aujourd’hui, elles peuvent, en cas de labélisation, faire savoir qu’elles sont “Terre de Jeux”.


Les 621 Centres de préparation aux Jeux par région

  • Ile-de-France : 130
  • Hauts-de-France : 83
  • Grand Est : 62
  • Nouvelle-Aquitaine : 51
  • Normandie : 47
  • Pays de la Loire : 44
  • Occitanie : 43
  • Provence Alpes-Côte d’Azur : 43
  • Auvergne Rhône-Alpes : 41
  • Bourgogne Franche-Comté : 35
  • Bretagne : 21
  • Centre Val-de-Loire : 13
  • Corse : 2
  • Guyane : 2
  • Nouvelle-Calédonie : 2
  • Guadeloupe : 1
  • La Réunion : 1

Source : COJO Paris 2024. Nombre de sites labélisés par région. Mise à jour lundi octobre 2020