Lucien Boyer: «La Global Sports Week parlera au monde entier»

Interview. La 2e édition de la Global Sports Week se tiendra du 1er au 5 février uniquement dans une version numérique et connectée entre les six prochaines villes olympiques : Tokyo, Pékin, Dakar, Milan, Los Angeles et Paris qui en sera le centre névralgique. Le QG sera d’ailleurs installé au premier étage de la Tour Eiffel. Les interventions et les débats seront visibles sur Internet et disponibles en replay. Lucien Boyer, co-fondateur de l’événement, est serein avant cette première 100% dématérialisée. Il est surtout enthousiaste devant la liste des intervenants.

Comment se présente l’édition 2021 de la Global Sport Week ? 

Lucien Boyer : « Elle se présente le mieux que l’on puisse s’imaginer. Nous sommes extrêmement excités à l’idée de voir se réunir un parterre de ce niveau-là, autant de personnalités venant de toutes les grandes disciplines sportives, grandes, institutions ou entreprises. Nous avons une liste assez impressionnante de grands champions ou personnalités. Nous avons une activité très forte, liée à notre concept à la fois global et de terrain avec des gens à Tokyo, Dakar, Milan, Los Angeles et Pékin. L’enjeu était ambitieux et nous sommes récompensés de nos efforts. Ce rendez-vous a été perçu comme une occasion de prendre la parole, de s’exprimer à un moment où le sport a besoin de se projeter. Il doit prendre son avenir en main en partageant des solutions et des évolutions. Tout le pari de se dire que ça valait le coup de garder l’événement à ces dates mais en transformant un peu son concept sans toucher au fond est plutôt une réussite. Il y a un an, la première édition, qui nous avait pris un peu de temps de mise au point nous avait laissé une trace positive. C’était très satisfaisant. Nous sommes moins d’une semaine avant l’édition 2021 et il nous reste encore beaucoup de choses à faire. L’ambition est grande et donc le travail aussi. Mais nous avons une équipe formidable qui travaille beaucoup. La logique de partenariat fonctionne à fond car nous sommes portés par les contributions. C’est de la co-construction. Toutes les parties prenantes engagées travaillent sur du contenu, leur contribution sur la partie du programme à laquelle ils sont associés, sur la promotion aussi. Au total, l’équipe de la Global Sports Week c’est une quinzaine de personnes, et là je pense qu’il y en a une centaine qui travaille sur le projet ». 

Allez-vous réaliser tous vos projets malgré une présentation uniquement en numérique et en virtuel ? 

L.B.: « C’est très difficile de comparer avec un événement qui aurait pu s’organiser en présentiel. En termes d’expérience, cela sera franchement différent. L’an dernier la Global Sports Week avait mis en scène des pratiques du sport et fait se rencontrer en physique (et j’insiste sur ce point) des personnes de différentes cultures. Cette année nous serons sur une transposition de ces prestations à travers des contenus. Ce sera un canal contraint, mais, à l’inverse, ce canal sera disponible partout. Un des avantages est que les intervenants que nous n’avions pas pu avoir l’an passé pourront être là en 2021 grâce à la visio. Ils interviendront de là où ils sont. Les agendas des 40 plus grands intervenants, de Los Angeles, Tokyo ou Lausanne, présents cette année, ne sont pas tous complètement gérables. L’autre avantage c’est de pouvoir parler au monde entier sans forcément avoir besoin de venir à Paris. C’est un point que nous n’avions pas vraiment poussé en 2020. Ceux qui n’étaient pas au Caroussel du Louvre en ont beaucoup entendu parler, mais ils ne l’ont pas vécu. Là, nous allons parler à toutes et tous et bénéficier d’une audience plus significative. Le rêve pour nous c’est la combinaison des deux, avec plus de présentiel ». 

Quels seront les temps forts de l’édition 2021 ? 

L.B.: « C’est tellement difficile de répondre à cette question. Personnellement, ce qui me rend le plus fier c’est cette diversité et la capacité de couvrir un nombre de sujets qui montrent à quel point le sport est une forme de transversalité. C’est incroyable de constater comment cet univers peut couvrir des champs entiers de la société (…). On peut trouver pour tous les sujets de la société des contenus dans le sport qui y correspondent. (…) Toutes les personnalités présentes ont quelque chose en eux qui fait d’eux des influenceurs au bon sens du terme. Ce qui sera excitant, ce sera de partager ces moments et de s’en inspirer. (…) Tous ne seront pas là par hasard. Le sport a besoin de leadership et de vision. (…) Et c’est bien de montrer qu’à partir de la France, et de la Tour Eiffel, on a une impulsion très forte sur l’écosystème mondial ». 

Il y aura t-il beaucoup de marques présentes dans votre marketplace ? 

L.B.: « C’est la première fois qu’on la met en place. Nous avons plus de 50 exposants pour lesquels nous avons créé des stands. Ce sera un outil de networking très pratique et efficace afin de mettre en relation les gens, qu’ils puissent se parler de manière individuelle. Globalement, nous sommes conscients que cette Global Sports Week entièrement numérique et à distance, sera une première. Nous avons mis la barre très haut, mais nous sommes également conscients que ce sera forcément perfectible. (…) Nous savons qu’il va y avoir des parties à revoir, mais nous allons beaucoup apprendre. Cette co-construction avec nos partenaires nous a déjà permis d’apprendre beaucoup ensemble. J’espère qu’il y aura aussi une co-construction avec les participants et qu’ils auront à cœur d’apporter leur regard sur leur propre expérience et nous aider à nous améliorer. Nous sommes prêts mais nous abordons aussi cette édition avec beaucoup d’humilité ». 

© SportBusiness.Club Janvier 2021


Les principaux intervenants de la Global Sports Week 2021

  • Christophe Dubi : Directeur exécutif des Jeux Olympiques au CIO
  • Andrew Parsons : Président IPC
  • Hidemasa Nakamura : Responsable livraison des Jeux, Directeur exécutif des sports de Tokyo 2020
  • Tony Liu : Directeur de l’héritage au Comité d’organisation de Pékin 2022
  • Tony Estanguet : Président de Paris 2024
  • Diana Bianchedi : Games Project Leader Fondazione Milano Cortina 2026
  • Kathy Carter : Directrice des recettes de LA28
  • Ibrahima Wade : Coordinateur général de Dakar 2026
  • Roxana Maracineanu, Ministre déléguée chargée des Sports
  • Sebastian Coe : Président de World Athletics
  • Gerard Piqué, Joueur de football, FC Barcelona, Fondateur & Président de Kosmos
  • Romain Grosjean : Racing driver
  • Mark A. Tatum : Commissaire Adjoint et Directeur des Opérations NBA
  • Tony Parker : Entrepreneur
  • Andrea Gaudenzi : Président ATP
  • Kilian Jornet : Athlète de montagne professionnel
  • Arthur Hoeld : Directeur Général EMEA Adidas
  • Nicolas Hieronimus : Directeur général adjoint, en charge des divisions Groupe L’Oréal

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