L’UTMB, virtuel mais solidaire et planétaire

Arrivée de l'UTMB 2017

L’UTMB, la plus grande course de trail au monde se disputera bien cet été, mais dans le monde virtuel, c’est-à-dire partout sur la planète et même autour du Mont-Blanc. Une adaptation nécessaire face aux répercussions de la crise sanitaire et aux contraintes imposées lors des grands rassemblements. L’épreuve réelle, elle, est reportée à l’année prochaine. Catherine et Michel Poletti, le duo à la tête de l’organisation, n’ont pas voulu priver les engagés 2020 de leur course. L’UTMB a ainsi développé une plateforme numérique pour accueillir une compétition virtuelle… mais pas seulement.

Baptisée UTMB for the Planet, le site propose quatre courses virtuelles reprenant les distances phares de l’événement : 50, 100, 170 et 240 kilomètres. Les participants pourront disputer leur challenge quand ils voudront, entre le 20 juillet et le 30 août, et sur le terrain de leur choix, n’importe où sur le globe. La “course” pourra se réaliser en une ou plusieurs fois. Un “kilomètre effort”, calculé selon les dénivelés observés, permettra de niveler les concurrents en fonction de la difficulté du parcours qu’ils auront effectué. Ce critère déterminera le temps officiel et un classement. L’inscription est gratuite, mais un don à la WWF est possible et même conseillé.

Du virtuel sur les vrais sentiers

« Cette plateforme, que nous avions imaginé, mais jamais vraiment développé jusqu’à présent, est tout à fait originale car il n’en existait pas dans le domaine du trail-running », explique Catherine Poletti, directrice générale de l’UTMB. Conçu en interne, le site devait d’abord répondre à un besoin de résilience. « Le principal objectif était de faire courir les athlètes là où ils sont, poursuit la dirigeante. Et puis, nous voulions montrer comment être solidaire avec le monde de l’outdoor tout en adoptant une voie plus environnementale ».

UTMB for the Planet l’est aussi pour les hôteliers de la région, car les coureurs virtuels sont invités, s’ils le peuvent, à venir réaliser leur challenge directement sur les vrais sentiers de l’UTMB, autour du Mont-Blanc. « Nous pensons aux retombées économiques pour les hôteliers et commerçants de la région, » confie Catherine Poletti. La vallée de Chamonix vit traditionnellement au rythme de l’épreuve la dernière semaine d’août.

En attendant ses vainqueurs virtuels, l’organisation de l’UTMB va faire le dos rond cet été. Un prêt garanti par l’Etat a été sollicité afin de passer au mieux cette période difficile. « On va perdre de l’argent, mais on va s’en sortir, assure Catherine Poletti. Nos partenaires, publics et privés, se sont serrés les coudes avec nous. » La nouvelle plateforme UTMB for the Planet, sera d’ailleurs pour eux aussi un nouveau territoire d’expression.

© SportBusiness.Club Juillet 2020