OC Sport assure sa Transat en double malgré le départ du partenaire-titre

Les règles sanitaires strictes et, surtout, la perte du partenaire-titre de l’épreuve n’ont pas découragé les organisateurs de la Transat en double Concarneau-Saint Barth. Prévue en mai 2020, et reportée d’une année à cause de la pandémie de covid-19, l’épreuve aura cette fois bien lieu. Au minimum 17 bateaux, et autant de duos de skippers, seront au départ de la course, à Concarneau (Finistère) dimanche 9 mai 2021. « Il fallait la faire, tout simplement parce que la demande des marins et de leurs sponsors était très forte, confie Hervé Favre, président d’OC Sport Pen Duick. Sans transat pendant quatre ans, c’est tout l’écosystème de la Classe Figaro qui pouvait se retrouver en danger ».

A l’automne dernier, AG2R La Mondiale, alors partenaire-titre historique de cette transat en duo, a annoncé son retrait de la voile. Un coup dur pour OC Sport. L’organisateur a du revoir ses plans et modèles économiques. Pour cette édition, c’est la Région Bretagne qui a mis un peu plus la main au portefeuille. Mais pour les éditions suivantes, il faudra dénicher un nouveau namer. Le ticket d’entrée pour s’associer à l’épreuve, réservée aux monocoques de la Classe Figaro, s’élève à 700 000 euros. « Ce fut une grande chance d’avoir pu bénéficier d’un partenaire-titre aussi fidèle, commente Hervé Favre. Les investissements réalisés ont permis de développer la notoriété de la course ».

Il y a un revers à la médaille. Un partenariat aussi long dans la durée laisse une rémanence dans les esprits. « Finalement, cette pause de deux ans n’est pas si mal, poursuit le patron d’OC Sport Pen Duick. Nous pouvons partir sur d’autres bases et envisager de nouvelles choses avec les partenaires ». Ainsi, AG2R La Mondiale tenait beaucoup à une course en double, une notion plus sécuritaire selon l’assureur. Du coup, ouvrir la transat aux solitaires est envisageable. « Je suis plutôt optimiste pour trouver un partenaire-titre, assure Hervé Favre. D’une part, parce que nous ne partons pas de zéro. D’autre part parce qu’il n’y a pas beaucoup d’opportunités pour les marques dans les courses au large ». Enfin, le président d’OC Sport Pen Duick parie sur le post-covid : « Nous avons de la chance avec la voile, car la discipline porte les valeurs d’évasion, et les gens réclament de l’évasion, » estime-t-il.

© SportBusiness.Club Mars 2021