Paris 2024 est passé en mode adaptation

Confinée à leur domicile comme le reste des Français, l’équipe de Paris 2024 reste quand même au travail. La crise sanitaire mondiale du coronavirus qui met la planète à l’arrêt et bien-entendu le monde du sport aura des conséquences sur les événements futurs. Pour Etienne Thobois, le directeur général du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques (COJO) de Paris 2024, le maître mot est “adaptation”. «Comme tout le monde, on doit s’adapter, notamment quand on organise un événement de la taille des Jeux olympiques,» a déclaré le dirigeant lors d’un débat en visio-conférence organisé par Olbia Conseil et Be Sport. «On a oublié que Londres 2012 avait dû faire face à la crise financière de 2008 et 2009, a-t-il rappelé. On regarde cela avec un peu d’humilité

Le report d’une année des Jeux d’été de Tokyo 2020, organisés maintenant durant l’été 2021, a changé les plans du COJO parisien. Pas de souci pour le directeur général de Paris 2024 qui préfère voir plutôt les opportunités de cette situation. «Tokyo était un jalon important, a confirmé Etienne Thobois. On a coutume de dire que l’on a trois ans de planification stratégique et quatre pour mettre en place la partie opérationnelle [pour l’organisation de Jeux olympiques]. Et bien nous, on sera dans du “4 + 3”. Cela va nous permettre d’approfondir un certain nombre de thématiques avant d’être en mode observation à Tokyo, où nous aurons d’ailleurs plus de collaborateurs. Cela nous permettra de mieux regarder et comprendre

Les partenaires potentiels toujours présents

Le contexte sanitaire actuel se double d’une crise économique qui risque de durer et impacter beaucoup d’entreprises. Du coup, les budgets consacrés à la communication dans le sport, notamment pour les organisations risquent ainsi de se réduire dans l’après-coronavirus. Paris 2024 compte trois partenaires officiels : BPCE, EDF et FDJ. Le COJO était en train d’en recruter d’autres. «Les sociétés avec lesquelles on discute continuent à discuter avec nous, a confié Etienne Thobois. Les choses ne se sont pas arrêtées avec le confinement, un peu à notre grande surprise d’ailleurs car elles ont des choses bien plus sérieuses à traiter (…). On ne sent pas une rupture forte autour de l’intérêt pour un événement comme les Jeux. Nous avons toujours des entreprises intéressées par le projet.»

Le directeur général de Paris 2024 a également tenté d’être rassurant sur l’avancé les travaux des Jeux. Certes, les chantiers sont à l’arrêt actuellement, mais aucun retard n’a été pris. «Aujourd’hui, tout nous permet de rester optimiste, a insisté Etienne Thobois. Il faudra voir comment évolue cette crise. Si cela perdure six mois ou un an de plus, cela pourrait devenir compliqué. Mais si tout se passe bien dans les deux trois mois qui viennent alors il n’y a pas d’inquiétude à avoir.» D’autant plus que pour le dirigeant, les Jeux comme les grands événements ont une vertu sociale importante. «Ils peuvent être des opportunités d’avoir des messages positifs, a expliqué le directeur général de Paris 2024. L’émotion collective que l’on peut avoir grâce aux grands événements sportifs est quelque chose d’important et je crois que l’on a toute notre place dans la reconstruction.»

© SportBusiness.Club Avril 2020

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