Paris 2024 intègre ses nouveaux locaux à Saint-Denis

De la terrasse, au sixième étage de l’immeuble, où poussent tomates et fraises, on aperçoit la Tour-Eiffel et le toit du Stade de France. C’est ici, au centre des futurs sites de compétition, que Paris 2024 pose ses valises. Fini Paris et le boulevard Hausmann : à partir de lundi 25 janvier 2021, le Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques (Cojo) s’installe à Saint-Denis. L’immeuble, construit par Icade, est flambant neuf. Dans l’imposant atrium, l’odeur du bois, matériau principal, est très présente. Le lieu est encore vide. Dans les étages, les bureaux sont prêts à accueillir jusqu’à 3 000 personnes. Dans le hall, des caisses de chaises, canapés et tables attendent encore d’être déballées.

Moderne, le bâtiment, baptisé Pulse, n’est pas ostentatoire. Ça tombe bien : ce n’est pas l’image que souhaite se donner le Cojo. « C’est un choix stratégique, car il répond à notre identité, à nos valeurs, » a expliqué Tony Estanguet, le président de Paris 2024, lors d’un tour du propriétaire avant que la ruche ne prenne vie. « Nous avions pris la décision de nous installer en Seine Saint-Denis, car nous y sommes au cœur des Jeux, a-t-il poursuivi. Nous avons réussi à optimiser nos enjeux, de sobriété et de respects environnementaux ».

L’immeuble de 30 000 mètres carrés est classé HQE (Haute qualité environnementale). Une grande partie de son fonctionnement a été réfléchie autour des critères de durabilité, d’économie circulaire, et d’environnement. Ainsi, par exemple, des panneaux solaires installés sur le toit fournissent l’énergie électrique du parc informatique, le restaurant d’entreprise optimise les denrées pour limiter au maximum le gaspillage alimentaire, les entreprises de l’économie solidaire sont privilégiées parmi les prestataires extérieurs, une partie du mobilier est loué et le parking dispose de plus de places pour les vélos que pour les voitures. « Certains Cojo ont déménagé jusqu’à dix fois : nous on sera là jusqu’au bout, » a assuré Etienne Thobois, le directeur général de Paris 2024. Le contrat de location a été signé jusqu’à l’automne 2024.

© SportBusiness.Club Janvier 2021


Des partenaires impliqués

Les marques, sponsors officiels de Paris, ont déjà investi le nouveau siège du Comité d’organisation des Jeux. Orange, par exemple, a câblé tout l’immeuble. De son côté, EDF a installé des panneaux photovoltaïques sur le toit et relier le bâtiment à un parc d’éoliennes. Plus visibles, Samsung a fourni les écrans d’ordinateurs et Panasonic les centaines de téléviseurs accrochés un peu partout dans les bureaux. Enfin, Coca-Cola a installé ses nouvelles fontaines aux couleurs de Smartwater, sa marque d’eau. Elle produira au choix de l’eau plate ou pétillante… ou un soda du groupe. Même le siège de la marque ne les a pas encore.


Paris 2024 va bientôt s’y afficher

Aujourd’hui, c’est un bâtiment banal situé à la sortie du métro Front Populaire. Dans un peu plus de trois ans, ce sera le centre du monde. L’immeuble Pulse de Saint-Denis, siège de Paris 2024, va bientôt afficher la couleur : le logo de l’événement va s’étirer sur sa façade. A l’intérieur, près de 3000 personnes, à terme, vont s’y affairer quasiment 24 heures sur 24 pour organiser les Jeux. Dans les étages, les bureaux sont en libre-service. Chaque collaborateur disposera de son casier pour y ranger ses affaires personnelles.

Même les boss :Tony Estanguet, le président, Michaël Aloïsio, son directeur de cabinet, et Etienne Thobois, le directeur général de Paris 2024, se partageront un bureau. Dans les couloirs, une multitude d’alcôves fermées permettront de passer un coup de fil, ou de s’isoler pour terminer un dossier. Aujourd’hui, les lieux sont vides. A cause des règles sanitaires, dans un premier temps, les 400 employés actuels ne viendront qu’une fois par semaine. Mais le cœur de Pulse ne demande qu’à battre.