François Gabart: un maxi-multicoques pour porter la transition écologique

Podcast. L’homme le plus rapide autour du monde… préfère le train ! François Gabart, vainqueur du Vendée Globe 2012/2013 et détenteur du record autour du monde à la voile en solitaire, a signé un partenariat avec la SNCF. Il explique pourquoi il est devenu ambassadeur du programme Planète Voyages. Alain Krakovitch, Directeur général de Voyages SNCF indique que le choix du skipper n’est pas anodin alors que le transporteur s’engage dans un programme de réduction de ses émissions à effet de serre.

François Gabart fait également un point sur la construction de son futur maxi-multicoques. Il devrait être à l’eau cet été. Le navigateur prévoit de participer à la Transat Jacques Vabre, cet automne. A la recherche de partenaires commerciaux, il revient sur le financement de ce bateau qu’il souhaite aussi utiliser pour porter la transition écologique des entreprises. Extraits.

Pourquoi avoir choisi François Gabart, un skipper, comme ambassadeur pour la SNCF ?

Alain Krakovitch : « Les Français ne font pas le choix volontaire du train pour des raisons écologiques : 66% disent qu’ils sont certes conscient que le train et plus écologique mais ils ne font pas le choix volontaire de ce mode de transport pour des raisons pour des raisons écologiques. Donc, il y a une vraie nécessité de faire savoir [que ce mode de transport est écologique]. Pour cela, nous avons pensé qu’il était important que la parole ne soit pas porter que par la SNCF. Il était important que d’autres que nous poussent cette notion du train comme la solution pour pour le climat. Nous avons trouvé intéressant d’avoir un parrain marin et justement de pouvoir faire ce parallèle entre transport écologique terrestre et le transport écologique maritime »

Vous construisez actuellement un maxi-multicoques. Comment se finance aujourd’hui un tel projet ?

François Gabart : « En fait, la construction du bateau est financée. Il appartient à Macif [son ancien partenaire commercial]. On construit pour le compte de Macif. En revanche, nous continuons à chercher un budget d’exploitation pour racheter le bateau. Ce ne sera pas forcément nous. Ce peut être un partenaire ou un groupement de partenaires (…). Nous sommes persuadé que ce sera un bateau très performant qui va gagner des courses et battre des records. Nous voudrions que la visibilité engendrée par ce défi sportif puisse porter certaines marques. Et surtout, et c’est ce qui me tient à cœur, accélérer la transition écologique. Il y a énormément d’entreprises engagées dans ce domaine. J’espère que l’on pourra profiter de ce bateau pour fédérer un maximum de ces entreprises qui avancent dans ce domaine. (…) Le coût d’exploitation est d’environ 6 millions d’euros par an mais avec des retours sur investissement qui sont très bon. Pour donner un ordre de grandeur, Macif, mon précédent partenaire (…) a bénéficié, sur 10 ans, de plus de 160 millions d’euros en équivalent espaces publicitaires ».

© SportBusiness.Club Janvier 2021 


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