« La diversification est un atout énorme pour l’avenir de la JL Bourg »

Podcast. La JL Bourg a démarré en fanfare sa quatrième saison en Jeep Elite. Le club de basket-ball de l’Ain, qui jouera cette année une Coupe d’Europe, est allé battre Nanterre à domicile lors de la première journée de championnat, mercredi 23 septembre. De quoi réjouir Julien Desbottes, le président du club, qui, la veille, avait réuni près de 350 entrepreneurs dans sa salle Ekinox pour la 4e édition des Rencontres du Leadership.

Accompagné de son directeur général, Fabrice Pacquelet, le patron de la JL Bourg revient sur l’événement et détaille le modèle économique de son club. Celui-ci se caractérise par la diversification des ressources. L’équipe burgienne a investi l’an passé dans une brasserie et un centre de loisirs construit à deux pas de la salle. Le lieu convivial permet de rassembler les fans et même de recruter de nouveaux annonceurs. Extraits.

Quel est le budget de la JL Bourg cette saison ?

Julien Desbottes : « Nous avons la chance d’avoir développé un modèle économie à trois poumons. C’est pour cela que nous essayons de courir un peu plus vite que d’autres. (…) Le budget de la JL Bourg cette année est de 5,5 millions d’euros. (…) Nous avons 55% à 60% de partenariats issus du monde économique privé, une petite vingtaine de pourcents issus de la billetterie et aux produits dérivés, et enfin moins de 20% venant des subventions de collectivités territoriales ».

Le club a investi dans une brasserie, le 10.55, et un centre de loisirs. Pourquoi ?

J.D. : « C’est une vraie diversification. Quand s’est présenté à nous l’horizon d’une nouvelle salle [l’Ekinox] et le passage d’une jauge de 2 200 à 3 500 spectateurs on s’est dit que nous avions devant nous un grand chantier pour la remplir et la faire vivre. (…) Le problème est le plafond de verre que représente la capacité d’une salle. Force est de constater qu’en développant des partenariats nous avions des spectateurs en moins. (…) Du coup, notre rôle a été de voir comment diversifier nos revenus. Le club, avec un partenaire dont c’était le métier, a racheté un ancien site industriel abandonné juste en face de la salle (…) pour construire un grand pôle de loisirs indoor et restauration. (…) Notre public avait envie de refaire le match. (..) C’est un atout énorme pour l’avenir de notre club ».

Les matchs de Jeep Elite vont désormais être diffusés gratuitement. Vous n’allez donc plus toucher de droits TV. Est-ce un souci ?

J.D. : « On a un luxe, celui de ne pas dépendre des droits TV. L’an passé nous avons eu un peu plus de 100 000 euros de droits TV. De très loin je préfère me passer de cette somme et avoir une visibilité (…) et envoyer un message qui parle potentiellement aux gens. (…) Il y a un potentiel très important dans le développement du basket en France à moyen terme plutôt que d’avoir immédiatement 100 000 euros de plus .»


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