Lucien Boyer: « Pourquoi j’ai rejoint Fnatic »

E-Sport

Podcast. Ancien président d’Havas Sports & Entertainment et co-créateur de la Global Sports Week, Lucien Boyer a rejoint fin septembre l’une des structures e-sport les plus importantes du monde : les britanniques de Fnatic. Nommé Chairman, il explique pourquoi il a accepté ce poste et détaille le rôle qu’il aura à jouer au sein de cette structure dont l’une des équipes dispute actuellement le championnat du monde de League of Legends. Extraits.

Quel sera votre rôle au sein de Fnatic ?

Lucien Boyer : « Ce sera d’aider le Directeur général dans la stratégie de croissance. Nous sommes dans un univers qui change considérablement chaque année, qui évolue et ouvre des tas d’opportunités dans l’évolution du business-model. Mon rôle sera d’aider Fnatic à comprendre l’évolution de cet écosystème y compris en tenant compte des enseignements du sport et de la manière dont l’e-sport peut devenir de plus en plus un vrai sport au sens de tout ce qui rapproche finalement la compétition, les fans l’organisation, le sponsoring et les droits médias ».

Comment se “vend” une équipe e-sport aux marques ?

L.B.: «  C’est comme dans le sport traditionnel et il y a des spécificités. Comme je crois dans tous les dans tous les sports. C’est quand même un univers qui s’adresse à des communautés extrêmement engagées : tous les fans sont des gamers. Cette communauté doit être respectée. ce n’est pas un univers où l’on peut venir sans aucune compréhension des règles. On ne peut pas juste adapter ce que l’on fait dans le sport traditionnel. Il faut commencer par entrer dans cette culture. (…) Dans l’e-sport il faut faire partie de la cuture. Pour les marques, il faut comprendre cette culture. C’est intéressant de le voir à la frontière du sport et de l’Entertainment. Il y a autour un certain nombre d’intervenants : les joueurs, les équipes, mais aussi les streamers, tous ceux qui créent l’histoire et qui sont autant de points d’entrée. (..) Dans l’exécution, il y a beaucoup de choses que l’on peut pas faire dans le sport traditionnel ».

© SportBusiness.Club Octobre 2020


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