Tecnifibre: «Un CA multiplié par deux d’ici 2025»

Podcast. Directeur général de Tecnifibre, Nicolas Preault se réjouit que sa marque reprenne, à compter de la saison printemps-été 2022, la distribution mondiale des gammes sport-performance de Lacoste. Une choix qui devrait permettre à Tecnifibre de poursuivre son développement, notamment international en s’appuyant sur la marque au crocodile qui l’a racheté en 2017. Il explique les détails de cet accord.

Le patron de Tecnifibre explique toutefois que ses ventes ont été touchées par la crise sanitaire qui a mis à l’arrêt les clubs de tennis et de squash, les deux segments sur lesquels se positionne la marque. Extraits.

Comment s’est passée l’année 2020 pour Tecnifibre ?

Nicolas Preault : « Ce fut une année très particulière pour nous, comme pour un très grand nombre d’entreprises. Nous avions un objectif de +10% et nous finissons -10%. Disons que l’on a limité la casse. Nous avons subi de plein fouet la crise sanitaire, notamment sur la zone Europe. Nous nous en sortons plutôt très bien aux États-Unis où nous avons réussi à progresser. Nous nous sommes également développés sur la zone Chine-Japon-Corée. En 2019, nous avions réalisé un chiffre d’affaires de 26 millions d’euros. Cela faisait 3 ans que nous progressions, avec une progression à deux chiffres, donc soutenue. Mais en 2020 nous faisons donc -10% par rapport au chiffre d’affaires 2019. Nous sommes repartis sur des ambitions plutôt affirmées puisque notre objectif pour 2021 est de progresser de 15%. Nous avons une perspective à horizon 2025 de multiplier par deux notre chiffre d’affaires ».

Quels sont les vecteurs de communication privilégiés pour Tecnifibre ?

N.P. : « Nous sommes dans un domaine qui est très communautaire avec les fans de tennis d’un côté, et les fans de squash de l’autre. Du coup, le premier vecteur de communication passe par ce que l’on appelle le sport marketing, c’est-à-dire à la fois les athlètes et les événements. Concrètement , nous investissons beaucoup de temps sur le terrain pour détecter les futurs talents, ceux de demain. (…) L’idée c’est de pouvoir les accompagner jusqu’au plus haut niveau. Nous investissons beaucoup de temps et aussi d’argent. (…) Nous ne sommes pas les seuls. C’est étonnant de voir sur des tournois de référence internationale (…) l’ensemble des marques présentes. On y parle déjà contrat et de temps en temps, également, parfois de contrat financier. Nous, nous faisons très attention à tout cela. Nous préférons passer beaucoup de temps au contact des familles, des coachs et de l’entourage des joueurs pour pouvoir construire un vrai projet avec eux, mais en y allant étape par étape ».

© SportBusiness.Club Mars 2021


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