Quel a été l’impact de la Coupe du monde féminine France 2019 ?

Voici de quoi redonner le moral à nos Bleues. Sportivement, la Coupe du monde féminine de football, organisée l’an passé en France (7 juin au 7 juillet 2019), a vu l’élimination de l’équipe de France en quart de finale. Économiquement, l’événement a généré un impact positif estimé à 108 millions d’euros, selon l’étude menée par le cabinet Utopies et révélée par la FIFA et disponible sur le site de la FFF. Chaque euro investi dans la compétition a contribué à 1,30 euro au PIB (Produit intérieur brut) français.

Au total, l’étude a calculé que le mondial féminin a injecté 284 millions d’euros dans l’économie française. Toutefois, Utopies a donc évalué à 108 millions d’euros le surcroît de richesse lié directement ou indirectement par l’événement, c’est-à-dire par rapport à une période normale, si la compétition n’avait pas eu lieu. C’est l’équivalent de 2 244 années de travail, indique le document.

L’impact a été généré à parts égales par les dépenses directes liées à l’organisation et par celles des visiteurs et spectateurs. Le premier secteur contributif a été celui de l’hôtellerie et de la restauration (18,2 millions d’euros), suivi par les retombées induites en termes de santé, éducation et social (2,5 millions), cela grâce à la consommation des ménages employés par l’organisation. De quoi illustrer concrètement les retombées d’un événement sportif, et du sport en général dans l’économie.

L’étude a également mesuré l’impact environnemental de la compétition. Il équivaudrait, au global, aux émissions générées par 28 500 Français durant une année. La quasi-totalité (95%) de l’empreinte carbone du mondial féminin a été réalisée par les déplacements des spectateurs, pour se rendre aux matchs mais également pour l’hébergement et la restauration : les trois-quarts correspondent tout de même au transport aérien. Enfin, l’impact environnemental total représenterait l’équivalent de 341 620 tonnes de CO2.

© SportBusiness.Club Juillet 2020