Seiko Hashimoto à l’heure de Tokyo 2020

C’est fait : Yoshiro Mori n’est plus qu’un souvenir. Sa démission de président des Jeux de Tokyo 2020 enregistrée, il laisse la place à Seiko Hashimoto, une des femmes que l’ancien Premier ministre japonais avait sans doute critiqué comme “trop bavardes”. A un plus de cinq mois des Jeux de Tokyo, c’est elle qui va prendre en main les destinées du TOCOG, le Comité d’organisation local. Née à Hokkaido le 5 octobre 1964, quelques jours avant les premiers Jeux de Tokyo, son avenir était déjà olympique. Elle a seulement 20 ans lorsqu’elle participe à ses premiers J.O. d’hiver à Sarajevo (Bosnie-Herzégovine) en 1984. Elle enchainera par la suite six nouvelles éditions olympiques, et pas seulement d’hiver.

En effet, quatre ans plus tard, ce n’est plus sur la glace mais sur la piste du vélodrome de Séoul (Corée du Sud) que la nouvelle présidente de Tokyo 2020 se retrouve disputant, sans grand succès, l’épreuve de vitesse, en cyclisme. C’est le début d’une belle carrière olympique qui se terminera en 1996 sur le vélodrome d’Atlanta (Etats-Unis). C’est aux Jeux d’Albertville, en 1992, qu’elle obtient son meilleur résultat en remportant la médaille de bronze sur 1 500 mètres en patinage de vitesse. Elle remporte également des médailles aux championnats du monde, et, avant même sa fin de carrière, en 1996, Seiko Hoshimoto rejoint le Parti libéral démocrate japonais. Elle est élue pour une première fois à la Chambre des conseillers en 1995, et a été réélue à chaque fois depuis.

L’olympienne n’oublie pas son sport et devient présidente de la fédération japonaise de patinage en 2006. Elle a d’ailleurs été la porte-drapeau de la délégation japonaise aux JO de Nagano, chez elle au Japon, en 1998. C’est en en 2008, qu’elle intègre le gouvernement. Seiko Hashimoto est nommée par le Premier ministre d’alors, Taro Aso, lui-même olympien, secrétaire d’Etat des affaires étrangères. Elle le restera jusqu’en 2009. En 2019, elle revient comme ministre d’Etat chargée des Jeux Olympiques et paralympiques de Tokyo et des événements sportifs. Elle double ses fonctions et prend également en charge le ministère à l’égalité des sexes. C’est sans doute la principale raison de sa nomination au poste de présidente du Comité d’organisation des Jeux de Tokyo.

Alain Lunzenfichter
© SportBusiness.Club Février 2020