Skoda électrisé par le Tour de France

C’est une route vers le zéro émission que souhaite tracer Skoda sur le Tour de France. Le constructeur auto tchèque, partenaire de la Grande Boucle depuis 2004, est engagé dans le plan zéro carbone à horizon 2050 de sa maison mère, le groupe Volkswagen. Pour l’édition 2021 de la Grande Boucle, le constructeur a engagé son nouvel Enyaq, un SUV 100% électrique, employé sur plusieurs étapes par Christian Prud’homme, le directeur du Tour. Quant aux véhicules officiels de l’organisation à l’échelon course, ils sont tous hybrides rechargeables.

« Le Tour de France est une formidable vitrine pour Skoda, explique Antoine Weill, tout récemment nommé directeur marketing de la marque en France. Le public est très familial… comme notre clientèle ». Et ce public est choyé : en amont de la course, les cinq véhicules Skoda de la caravane publicitaire leur distribuent plus d’un demi-million de cadeaux, dont 380 000 casquettes. Cotés retombées, elles semblent satisfaisantes, car, en mars 2019, la marque a prolongé son contrat jusqu’en 2023 avec Amaury Sport Organisation pour ses épreuves cyclistes. Du coup, juillet est devenu un pic pour la communication de Skoda.

« L’ensemble de nos 165 concessionnaires sont aux couleurs du Tour de France, » poursuit le dirigeant. C’est-à-dire en vert, couleur de la marque mais aussi du maillot du leader du classement par points que parraine Skoda. Avec sa pointe de vitesse, le sprinter britannique Mark Cavendish, actuel porteur du maillot vert, ajoute d’ailleurs à la marque une belle image de tonicité.

Loin des routes du Tour, Skoda a également investi les chemins d’Internet en développant sa communauté We Love Cycling. « C’est une plateforme internationale, détaille Antoine Weill. En France nous comptons 22 000 adhérents et nous avons créé des clubs régionaux animés par des ambassadeurs ». Au menu : des sorties, à vélo… et la création d’une réelle proximité entre le monde du vélo et la marque. Elle s’appuie là sur l’image d’un mode de transport vert et vertueux avec l’environnement. Pour les voitures du Tour, il faudra encore attendre un peu. « Le 100% électrique génère beaucoup de contraintes, notamment pour les recharges, confie Antoine Weill. Nous nous adaptons aux besoins d’ASO et installons des bornes avec Enedis ». Des infrastructures qui bornent cette fameuse voie zéro carbone.

© SportBusiness.Club Juillet 2021