Sportall, le “DAZN à la française”, arrive en septembre

Présentée en avant-première en début d’année lors de la Global Sport Week, à Paris, la plateforme audiovisuelle numérique Sportall se lancera officiellement à la rentrée en France. La startup française proposera une offre gratuite via une application propre accessible en OTT et sur tous les supports numériques. Sportall ne sera pas une chaîne de sport avec un flux continu : le portail, accessible gratuitement, proposera en ligne des compétitions sportives en direct, et accessibles également en rattrapage, des reportages ou des interviews. Ce sont les fédérations sportives qui seront à chaque fois à la manœuvre. Ce sera une vitrine d’exposition pour celles, très nombreuses, qui sont absentes sur les chaînes traditionnelles.

« Nous avons déjà signé avec une dizaine de fédérations, dont celles de lutte et de natation, indique Thierry Boudard, le Pdg de Sportall. Chacune a accès à la quasi-totalité des fonctionnalités, et, contractuellement, nous pouvons proposer un partage des revenus ». Financée par la publicité via une régie extérieure non encore désignée, Sportall, proposera aussi une offre d’abonnement fremium permettant aux téléspectateurs de s’exonérer des messages commerciaux. L’entreprise précise qu’une importante levée de fonds “est en cours” pour accompagner son développement.

Formation des fédérations

Car, depuis le début de l’année, Sportall a ajouté la production à son offre basique. « La captation des images d’une compétition est un problème majeur pour les fédérations ou les organisateurs d’événements, poursuit Thierry Boudard. Grâce à la technologie nous proposons des solutions légères et 5 à 6 fois moins chères que la production traditionnelle ». Le coût s’élève entre 500 euros et 3 000 euros par journée avec la possibilité d’intégrer aussi des commentaires.

D’autres formes de contenus peuvent venir enrichir des images destinées à être regardées sur tous les supports de réception : smartphones, tablettes, box OTT ou téléviseurs connectés. Si les sports d’intérieur sont privilégiés aujourd’hui, début 2021, la production pourra également s’adapter aux disciplines d’extérieur, comme le cyclisme ou les courses à pied

Sportall va plus loin et parie sur le transfert de compétences. « Nous formons les équipes dans les fédérations afin qu’elles soient autonomes et produisent elles mêmes les images,» indique le dirigeant. Les formations ne sont pas que techniques, elle englobent aussi l’éditorialisation. « Nous leur donnons les méthodes d’interview, les aidons à faire du story-telling, et à raconter de belles histoires, » poursuit Thierry Boudard qui ne considère pas être en concurrence avec Sport en France, la chaîne du comité olympique français. « La vision est identique mais la façon de faire est différente, estime-t-il. Contrairement à eux nous ne sommes pas une chaîne de télé avec des moyens de production broadcast. Nous arrivons en complément ».

© SportBusiness.Club Juin 2020