Tokyo 2020. L’annulation reste toujours un plan B

Les jeux olympiques doivent s’ouvrir dans moins de trois jours à Tokyo, vendredi 23 juillet 2021, et pourtant, la menace d’une annulation pure et simple de l’événement n’a toujours pas été écartée par le Comité d’organisation local, comme l’indique l’agence de presse Reuters. Tout sera en fonction du niveau d’infection au covid-19 observé dans la région de la capitale.

« Nous ne pouvons pas prédire ce qui se passera avec le nombre de cas de coronavirus, a répondu Toshiro Muto, le directeur général du Comité d’organisation lors d’un point presse. Nous avons convenu qu’en fonction de la situation du coronavirus, nous convoquerons à nouveau des discussions. À ce stade, les cas de coronavirus peuvent augmenter ou diminuer, nous réfléchirons donc à ce que nous devons faire lorsque la situation se présentera ».

Un peu plus tôt dans la journée, Thomas Bach, le président du Comité international olympique, avait martelé devant les membres de l’instance réunis en session que les Jeux de Tokyo seraient « sûrs et sécurisés ». Tous les visiteurs étrangers ont été interdits et la cérémonie d’ouverture comme la majeure partie des compétition sont prévues pour se dérouler à huis clos. Reuters écrit avoir dénombré 67 cas positifs au covid-19 parmi les accrédités aux Jeux. Le Comité d’organisation en annonce 31 depuis début juillet.

Une annulation pure et simple des Jeux dans un délais aussi bref parait hautement improbable. Une telle décision aurait des conséquences économiques très importantes pour le pays mais également pour le monde du sport dans son ensemble. Une annulation pourrait avoir aussi des répercussions politiques majeures dans le pays. En ouvrant la porte et en optant pas à la ligne dure de l’organisation coute que coute des Jeux, Toshiro Muto, ancien cadre du parti au pouvoir, envoie surtout un message aux Japonais… qui seront appelés aux urnes à l’automne prochain.

© SportBusiness.Club Juillet 2021