Les entreprises invitées à bord de Virtual Regatta

Ce vendredi 13 décembre, le Salon Nautic, qui se tient à Paris jusqu’à dimanche, passera en mode e-sport avec la finale du Trophée national d’e-Sailing. Cette compétition officielle organisée par la Fédération française de voile décernera un titre de champion de France. Dix “e-sailors” se confronteront sur Virtual Regatta, le jeu vidéo de référence dans l’univers de la voile. Lors de la récente Transat Jacques Vabre ils étaient près de 160.000 skippers virtuels à en découdre avec les mêmes conditions météo que celles affrontées par les vrais navigateurs, au coup de vent près.

«Contrairement à d’autres sports, notamment collectifs, la voile est particulièrement bien adaptée au jeu vidéo, explique Philippe Guigné, président et fondateur de Virtual Regatta. L’utilisation est simple et la discipline fait plus appel à l’intellectuel et la réflexion qu’au physique.» En novembre dernier, la plateforme a recensé plus de 400.000 joueurs et quand les dirigeants des Jeux olympiques de Paris 2024 évoquent les e-sports pouvant rassembler le grand-public autour de l’événement, ils citent Virtual Regatta comme exemple. De quoi déjà mériter une médaille d’or.

Le succès du jeu auprès du public se confirme aussi auprès des annonceurs. Le modèle économique de Virtual Regatta tient initialement grâce à la vente d’accessoires et matériels virtuels, comme un pilote automatique, permettant au joueur d’augmenter ses chances lors d’une e-course. «Aujourd’hui, nous pouvons intégrer des marques réelles dans le jeu», indique Philippe Guigné. Lors de la Transat Jacques Vabre, les éléments électroniques d’aide à la navigation proposés à la vente reprenaient le look des vrais appareils de Garmin Marine.

Un classement interne pour l’entreprise

«Cette intégration naturelle est acceptée par les joueurs et augmente la perception de la marque,» affirme le patron de Virtual Regatta. Le coût pour ce type d’opération s’élève entre 5.000 et 50.000 euros selon la course choisie. Le jeu s’ouvre également à la publicité classique : des films en pré-roll ou interstitiels diffusés uniquement auprès des joueurs non-payants, soit 90% de la flotte virtuelle lors d’une course.

Après le grand public, Virtual Regatta se tourne maintenant vers les entreprises. «Le jeu est idéal pour des opérations de communication interne ou de motivation, assure Philippe Guigné. Nous pouvons créer au sein d’une course une compétition propre avec des bateaux uniquement gérés par des collaborateurs et portant le nom de la société.» Chacun peut ainsi voir son classement au sein de son groupe tout en évoluant avec l’ensemble des autres participants. Sur la Transat Jacques Vabre, une quinzaine d’entreprises a ainsi embarqué ses employés. Le ticket d’entrée s’élève à 10.000 euros. Des packs commerciaux incluent plusieurs bateaux et certaines options comme le pilote automatique. C’est sans doute l’élément le plus rassurant pour la DRH dont la crainte est de voir des employés trop happés au quotidien par la conduite de leur bateau.

© SportBusiness.Club Décembre 2019