Les sponsors invités dans la réforme du sport français

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Réforme du haut niveau, réforme de la gouvernance, et, à l’automne, une nouvelle loi… en 2018 les chantiers du sport français sont nombreux. Lundi 29 janvier, lors de la présentation de ces voeux pour 2018, Laura Flessel, Ministre des sports, a placé ces travaux comme prioritaires. Sans attendre, le lendemain matin, l’ancienne championne d’escrime présidait le premier séminaire sur la gouvernance du sport. En même temps, la Ministre recevait le rapport de mission sur le haut niveau confié à Claude Onesta, l’ancien entraîneur de l’équipe de France de handball, chargé de revoir l’organisation actuelle… mise en place en 1960 par le Général de Gaulle en 1960.

Dans ce document de 33 pages Claude Onesta rappelle ainsi l’objectif ambitieux avancé fin septembre 2017 par Laura Flessel pour les Jeux de Paris 2024 : 80 médailles ! Un sacré pari : aux Jeux de Rio, en 2016, les tricolores ont rapporté 42 médailles, dont 10 en or ; pour ceux de Tokyo 2020, en tenant compte des récents résultats internationaux des sportifs tricolores, la projection fait état d’un total de 45 médailles, dont 15 en or.

Claude Onesta, qui a rencontré 66 sportifs, entraîneurs ou dirigeants, liste quatorze préconisations capables de pour faire passer un cap au haut niveau français. Le projet, baptisé “Performance Paris 2024”, propose, entre-autre, la création d’une structure autonome qui piloterait la stratégie nationale, la nomination d’un directeur de la performance dans chaque fédération sportive ou la mise en place d’un collège d’experts dans différents territoires de compétences.

Les entreprises sollicitées

Les partenaires du sport ne sont pas oubliés. «Le monde de l’entreprise sera sollicité pour intégrer la structure de gouvernance pour y apporter sa vision de la performance, ses compétences stratégiques et son savoir-faire en gestion de projet, indique le rapport. Pour accompagner le financement du projet, la structure pourra recevoir des ressources privées d’entreprises ne désirant pas verser au Ministère ou au mouvement sportif et préférant agir au niveau opérationnel».

Cependant, juste avant dans le document, Claude Onesta reconnaissait que pour ces entreprises «les contreparties seront très difficiles à offrir tant les règles du CIO sont rigoureuses et contraignantes». Le dirigeant sportif ne souhaite toutefois pas écarter les acteurs du monde économique, notamment pour leur expertise : «Les grands entrepreneurs sont toujours des personnages qui ont relevé et réussi de grands challenges. Ce sont souvent des experts en matière de gestion, de stratégie dans les environnements complexes, de relations humaines parfois, d’analyse et maîtrise des risques (…) Il serait stupide de ne pas chercher à se les associer». Le rapport conclut ce paragraphe en notant que «plus ils se sentiront investis, plus ils pourront s’approprier le projet, plus ils sauront participer à son financement».

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