Briller pour les vivants a brillé au Prix Jules-Rimet

Le fantasque Nishi a porté chance à Jérôme Hallier. Son dernier ouvrage, Briller pour les vivants (Flammarion), a reçu le 9e Prix Jules-Rimet du livre de sport. Un choix réalisé dès le premier tour de vote du jury 2020, présidé par Denis Jeambar. Le roman primé raconte la vie de Takeichi Nishi, officier de l’armée impériale japonaise, vainqueur des Jeux olympiques d’été de 1932 en équitation et mort au combat en 1945.

Le livre suit l’itinéraire de ce fantasque personnage qui a parcouru l’Europe de l’entre-deux guerre à la recherche du cheval idéal. Il le trouvera en Italie avec Uranus et gagnera l’or olympique en saut d’obstacles à Los Angeles où se fit remarquer pour ses ballades en décapotable et ses virées nocturnes avec les stars d’Hollywood. Le jury remettra à Jérôme Hallier un chèque de 5000€, dotation de la Fondation Jean-Luc Lagardère, ainsi qu’un maillot du Red Star portant le n°9, en écho à cette neuvième édition.

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Entretien avec Denis Jeambar, président du jury

Le choix de Briller pour les vivants a-t-il été facile à faire ?

Denis Jeambar : « Le livre est passé dès le premier tour et a obtenu 7 voix sur les 13 membres du jury. Mais si la base est une histoire réelle, il s’agit d’un vrai roman, avec une écriture extraordinairement bien tenue. Quand on entre dedans, on le le lâche plus. D’abord parce que c’est une aventure extraordinaire que celle de cet homme. Il vient d’une famille traditionnelle japonaise, découvre le cheval et va devenir champion olympique à une époque où ce sont les occidentaux qui dominent l’équitation. Il sera ensuite militaire, va traverser la guerre et finira sa vie dans des conditions tragiques en défendant une ile. C’est une histoire sportive, car le sport est toujours dans le roman avec l’équitation, et en même temps, c’est la petite histoire, avec un petit “h”, dans la grande Histoire, avec un grand “H”.

Avez-vous trouvé des lignes communes entre les livres nommés ?

D.J. : « Non, chaque livre présenté était dans un genre très différent avec des objets très différents. Le roman arrivé en second, L’insoumis de Judith Perrignon, est un beau roman, original dans l’organisation. L’auteure a fait une série pour France Culture sur Mohamed Ali. C’est très intéressant notamment à propos de l’engament du boxeur dans la religion. C’est un livre qui aurait pu être le choix des jurés, mais sa forme a peut-être un peu dérouté ».

Sport et littérature font-ils bon ménage?

D.J. : « Mais ils ont toujours fait bon ménage. Tous les plus grands écrivains ont parlé de sport. Je peux vous renvoyer vers Ernest Hemingway qui a parlé de la boxe de manière magnifique. Le sport étant en lui-même une aventure, une forme de récit très personnel et très proche de la littérature. On écrit sa vie dans le sport comme on écrit un roman ».


La sélection du 9e Prix Jules-Rimet

Jury 2020 du Prix Jules-Rimet

Denis Jeambar (Président), Hafid Aggoune, Nicolas Baverez, Abdel Belmokadem, Raymond Domenech, Laurence Fischer, Paul Fournel, Patrice Haddad, Julia Kerninon, Pierre Leroy, Eric Naulleau, Léonore Perrus, Yves Rimet et Fanny Wallendorf (lauréate 2020).

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