Rugby: le Top 14 fait son show à Lyon

Lyon est la capitale de l’ovalie ce week-end à l’occasion des demi-finales du Top 14. La ville sera aussi la vitrine de la nouvelle stratégie de marque instaurée par la Ligue nationale de rugby (LNR) pour son produit phare : le Top 14. «Nous avons le championnat le plus puissant au monde, affirme Thomas Otton, directeur de la communication de la LNR. Nous voulions enrichir cette marque, lui donner une nouvelle dimension en s’appuyant sur le plus d’items qui gravitent autour du rugby. Il nous fallait aussi aller chercher un nouveau public».

Les supports de ce discours seront les demi-finales du championnat. Depuis l’an passé, les deux matchs se disputent à 24 heures d’intervalle dans la même ville. Marseille a inauguré ce format en 2017. «Nous avons testé le concept, avec réussite, indique Thomas Otton. A Lyon nous sommes allés beaucoup plus loin. C’est toute la ville qui est aux couleurs du rugby pendant deux jours».

Lyon est transformée en une gigantesque fan-zone. Dix-sept “bouchons”, ces restaurants typique de la capitale des Gaules, sont aux couleurs des quatre équipes demi-finalistes, d’autres bars sont customisés Top 14, des centaines de sets de table à l’effigie du Bouclier de Brennus (le trophée du championnat) ont été envoyés aux restaurants lyonnais, 400 commerces ont reçu un kit de décoration, et la place Bellecour, lieu central à Lyon, accueille le village des partenaires avec un écran géant. Le concept de cette opération a été imaginé par l’agence Fred & Farid. La partie événementielle étant confiée à Havas Universal.

«Lyon a placé la barre haute»

Parallèlement, une exposition d’oeuvres d’artistes a été organisée dans trois autres points de la ville. Chaque dessinateur devait réaliser une affiche aux couleurs de l’un des 14 clubs… du Top 14. Quatorze affiches donc ! Enfin, la LNR a mis en place un atelier pédagogique dans dix-sept écoles de la ville avec l’association Playdagogie : des éducateurs inculquent aux enfants les valeurs du jeu de rugby : théorie le matin, pratique, ballon (ovale) dans la main l’après-midi.

«Ce type d’événement créé autour des demi-finales va beaucoup plus loin qu’un simple accord avec un stade pour l’organisation de deux matchs, explique Thomas Otton de la LNR. Lyon est déjà une référence et la barre a été placée très haute. Nous avons des candidatures très solides pour 2018 : Lille, Bordeaux, Nice, et Marseille qui espère récidiver». Preuve que les collectivités y voient un intérêt. Certaines villes seraient même prêtes à prendre en charge les coûts de la totalité de l’opération ! Réponse ce vendredi 26 mai.


Mise à jour (vendredi 26 mai 2018) : Le Comité Directeur de la LNR a désigné Bordeaux comme ville-hôte des demi-finales 2019 et Nice pour les demi-finales 2020 du Top 14.


Finale du Top 14 et concert de Mika

La finale du championnat de France, qui se disputera le 2 juin au Stade de France à Saint-Denis, sera également un événement exceptionnel. «Ce sera une nouvelle expérience musicale avec un vrai show de clôture, assure Thomas Ottton de la Ligue nationale de rugby. Nous proposerons un show de Mika. Le chanteur a conçu un spectacle original de 30 minutes». L’annonce de la présence de l’artiste a eu un impact direct sur les ventes des places. «L’objectif est toujours d’attirer un nouveau public, poursuit-il. Notre référence, c’est le Superbowl !». Pour copier correctement l’événement américain, il faudrait alors que le show s’installe à la mi-temps. Mais dix minutes c’est beaucoup trop court. A moins qu’exceptionnellement la mi-temps puisse être allongée dans le futur… Ce ne serait pas impossible pour la LNR.

21,2 M€ d’impact économique

L’organisation des demi-finales à Marseille en 2017 a généré un impact économique de 21,3 millions d’euros pour l’agglomération phocéenne, selon les calculs du Centre de droit et d’économie du sport. Dans ce total, l’impact primaire, c’est-à-dire les retombées directes de l’organisation, ont été estimées à 16,3 millions d’euros. L’événement avait rassemblé 129.000 spectateurs qui ont chacun dépensé en moyenne 72 euros, frais de transport et de billetterie. Ils étaient 88% à venir d’en dehors de Marseille, 82% d’hommes, 18% de femmes et 55% de CSP+. La durée moyenne du séjour a été de 2,7 jours sur place et 59% ont même déclaré avoir prolongé leur voyage pour visiter Marseille.

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