En Imoca, « une majorité des partenaires a prolongé leurs engagements »

La veille du départ de The Ocean Race Europe, une nouvelle course au large qui s’élancera de Lorient vendredi 28 mai, la Classe Imoca dévoile une étude démontrant l’intérêt pour les marques de s’associer à un skipper de cette catégorie de bateaux. Des données qui réjouissent Antoine Mermod, le président de la Classe Imoca. Il estime que les monocoques de 60 pieds de sa flotte peuvent séduire une large palette de marques et d’entreprises.

La classe Imoca est-elle aujourd’hui la référence sur les courses au large ?

Antoine Mermod. « Oui et non. Sûrement, car nous avons au programme les deux plus grandes courses historiques autour du monde, le Vendée Globe et l’Océan Race. Nous avons également une flotte très conséquente, des sponsors et un système qui fonctionne très bien. Il y a également derrière une base de fans très solide, en France et dans d’autres pays. A ce titre, oui, c’est une classe référente. Après, il y a aussi d’autres classes dans la course au large qui ont également leurs propres spécificités ».

Quels sont les intérêts pour les marques d’investir autour de bateaux et de skippers de a classe Imoca ?

A.M.: « Le premier intérêt est le ratio entre le montant investi par les marques et les retombées potentielles. Nous avons de nombreux exemples d’investissements rentabilisés avec des ratios de 1 à 4 pouvant même aller jusqu’à 6 pour des projets ayant connus de très bons résultats. Le deuxième point est que l’on a de très beaux événements et, du coup, nous pouvons proposer de très belles opérations en BtoB ou BtoC pour les partenaires. La variété de courses est assez importante. Ensuite, il y a la diversité : la classe Imoca peut s’adresser à des gros partenaires sur des projets importants, mais elle s’adresse aussi à des partenaires plus modestes pour de plus petits projets. Si les skippers leaders ont des projets de plusieurs millions d’euros, pour d’autres ils se chiffrent seulement en centaines de milliers d’euros. L’offre est donc assez large. Enfin, le dernier point ce sont les valeurs que nous défendons et sont en phase avec beaucoup de préoccupations actuelles : combativité, simplicité, proximité, développement durable, environnement… »

Comment se présentent les prochaines années pour la classe Imoca ?

A.M.: « Elles se présentent très bien. L’année 2020 a été une période très compliquée à gérer pour beaucoup de sports. De notre coté, nous avons plutôt réussi cette période difficile. Nous avons judicieusement travaillé ensemble, avec les teams, les sponsors, les organisateurs, pour mettre en valeur nos points forts et s’appuyer dessus. Cela nous a permis de passer au travers de cette période. Le résultat, c’est la très très grande réussite du Vendée Globe avec des retombées excellentes. La preuve c’est qu’une majorité des partenaires a décidé de prolonger leurs engagements. Certains augmentent même leurs investissements. Cela nous donne une base très solide pour se projeter sur les quatre prochaines années avec un calendrier encore plus ambitieux ».

Pensez-vous que la classe Imoca a pris le bon virage ?

A.M.: « Oui, je le pense. Déjà, parce que l’on s’appuie sur le Vendée Globe qui fonctionne très bien. The Ocean Race est très complémentaire car les retombées sont internationales. Ces deux points d’orgue permettent de proposer des projets de tailles très différentes et d’intéresser des sponsors français ou internationaux, voire même régionaux. Chacun y trouve chaussure à son pied. Nous arrivons à convaincre et fédérer un grand nombre d’entreprises de tailles assez variées ».

Quells sont les chantiers en cours pour la classe Imoca ?

A.M.: « La première voie sur laquelle nous travaillons, et qui se réalise en collaboration avec The Ocean Race, c’est d’améliorer les retombées internationales, notamment pour attirer les meilleurs marins internationaux en Imoca. Nous travaillons aussi beaucoup sur la technologie embarquée à bord des bateaux afin que le public puisse suivre les courses de la manière la plus diversifiée possible ».

© SportBusiness.Club Mai 2021


Les principaux résultats de l’étude de la classe Imoca

Retombées pour les partenaires

  • Charal : 10 millions d’euros en équivalent espaces publicitaires en France pour la période 2018-2021, dont 4,5 millions d’euros pour le Vendée Globe (Kantar).
  • PRB : plus de 43 000 retombées médias en France et à l’international pendant le Vendée Globe, estimées à 345 millions d’euros en équivalent espace publicitaire (Meltwater).
  • Malizia : plus de 36 000 retombées médias globales, estimées à 405 millions d’euros en équivalent espace publicitaire (Meltwater).
  • Banque Populaire : 3 500 retombées médias pendant le Vendée Globe.

Renouvellement de projets (objectif Vendée Globe 2024)

  • Malizia avec Boris Herrmann
  • Charal avec Jérémie Beyou
  • Arkéa-Paprec avec skipper à désigner
  • Bureau Vallée avec Louis Burton
  • DMG Mori Global One avec Kojiro Shiraishi
  • LinkedOut avec Thomas Ruyant
  • Prysmian Group avec Giancarlo Pedote
  • Initiatives-Coeur avec Sam Davies
  • Apicil avec Damien Seguin (à la recherche d’un co-partenaire)
  • PRB avec Kevin Escoffier (à la recherche d’un co-partenaire)
  • Best Western avec Romain Attanasio
  • Arts & Fenêtre avec Fabrice Amedeo et un nouveau co-partenaire : Nexans