Fédérations sportives : lesquelles s’en sortiront le mieux ?

Face au covid-19 toutes les fédérations sportives ne se battent pas à armes égales. Une étude de Sport Index*, révèle que les fédérations de moto, de judo ou de rugby seraient les mieux protégées grâce à leurs portefeuilles de partenaires pour affronter les prochains mois, que celles d’escrime, de tennis de table ou de sport auto. Pour arriver à cette conclusion, le cabinet de Philippe Bailly a analysé les secteurs d’activité des 326 partenaires de 40 fédérations sportives françaises : Sport Index a relevé 405 accords signés au 31 décembre 2019.

Tous ces partenaires ont été classifiés par secteur, dix-huit au total. En dehors des équipementiers, les entreprises les plus présentes sont celles des services : 29 fédérations ont au moins un partenariat avec une entreprise de ce secteur. Suivent celui de assurance (23 fédérations), puis de la banque (19), du tourisme et des transports (13), et de la santé (13). La distribution hors alimentaire, l’automobile, l’énergie et l’alimentation arrivent après et totalisent chacune au moins dix fédérations. L’étape suivante de l’étude de Sport Index a été d’estimer pour chaque secteur le taux de risque économique lié aux conséquences de la crise sanitaire du coronavirus. Il a été noté sur une échelle de 1, le moins risqué, à 5, le plus risqué.

Tourisme et distribution en zone rouge

A moyen terme, les secteurs de l’assurance, de la santé, de l’alimentation ou des télécoms sont jugés les moins risqués. Ils apparaissent en “zone verte”. A l’opposé, ceux du transport et tourisme, de la distribution hors alimentaire et des paris sportifs sont en “zone rouge.” Sport Index a ensuite appliqué ces notes d’impact aux partenaires des fédérations. En tenant compte de l’ensemble des sponsors, la Fédération française de motocyclisme sort comme la mieux notée (1,1) et la seule en vert. Viennent ensuite le judo, la natation, l’aviron et le rugby. Le football et la voile sont dans le Top 10.

A l’autre extrémité, deux fédérations sont en zone rouge : l’escrime et le tennis de table, avec des notes moyennes égales ou supérieures à 4. Le baseball, le tir à l’arc et le triathlon apparaissent ensuite. Ces résultats sont toutefois à tempérer car le nombre et l’importance économique des partenaires diffèrent beaucoup d’une fédération à une autre. Sport Index a donc effectué une autre mesure avec uniquement les 80 principaux sponsors. La moto reste en tête, avec le squash et le surf. L’escrime ferme toujours ce classement.

© SportBusiness.Club Mai 2020


Covid-19: Impact sur le sponsoring

Le taux de risque par fédération (note sur 5)*

  • Moto: 1,1 (2 partenaires)
  • Judo : 2,2 (5 partenaires)
  • Natation : 2,5 (14 partenaires)
  • Aviron : 2,6 (6 partenaires)
  • Rugby : 2,6 (16 partenaires)
  • Football : 2,7 (20 partenaires)
  • Voile : 2,8 (12 partenaires)
  • Squash : 2,8 (3 partenaires)
  • Gymnastique : 2,9 (8 partenaires)
  • Surf : 2,9 (8 partenaires)
  • Equitation : 2,9 (9 partenaires)
  • Ski nautique : 2,9 (7 partenaires)
  • Volley-ball : 2,9 (11 partenaires)
  • Boxe : 3,0 (5 partenaires)
  • Sports de glace : 3,0 (8 partenaires)
  • Cyclisme : 3,0 (15 partenaires)
  • Pétanque : 3,0 (14 partenaires)
  • Ski : 3,1 (34 partenaires)
  • Taekwondo : 3,1 (5 partenaires)
  • Haltérophilie : 3,1 (5 partenaires)
  • Handball : 3,1 (22 partenaires)
  • Roller sport : 3,1 (4 partenaires)
  • Golf : 3,1 (14 partenaires)
  • Athlétisme : 3,1 (8 partenaires)
  • Hockey sur glace : 3,2 (11 partenaires)
  • Badminton : 3,2 (8 partenaires)
  • Hockey : 3,2 (9 partenaires)
  • Basket-ball : 3,2 (25 partenaires)
  • Lutte : 3,2 : (17 partenaires)
  • Karaté : 3,3 (2 partenaires)
  • Boxe française : 3,3 (6 partenaires)
  • Canoë-kayak : 3,4 (12 partenaires)
  • Tennis : 3,4 (8 partenaires)
  • Tir : ,6 (9 partenaires)
  • Sport auto : 3,6 (9 partenaires)
  • Triathlon : 3,6 (3 partenaires)
  • Tir à l’arc : 3,7 (8 partenaires)
  • Baseball : 3,8 (12 partenaires)
  • Tennis de table : 4,0 (5 partenaires)
  • Escrime : 4,2 (5 partenaires)

(*) Source : étude Sport Index. Crise du Covid-19 & sponsoring : quelles sont les fédérations sportives les plus à risque ? Publication le 27 mai 2020.