Olivier Dulac (Sporsora): «La crise a été un accélérateur de tendances»

Cette année, c’est depuis le canapé, ou devant l’écran de l’ordinateur, que les professionnels du marketing sportif découvriront les vainqueurs des Trophées Sporsora. Crise sanitaire oblige, la cérémonie de l’édition 2021 se tiendra sous la forme d’un talk show télé réalisé dans les studios de La Chaîne L’Equipe et présenté par Carine Galli.

Le programme d’une heure, qui débutera à 19h00, mettra en avant les sportifs, et le premier d’entre eux, Tony Parker. Le basketteur, ancien champion de NBA et désormais homme d’affaires dans le sport, a été le président du jury de cette édition des Trophées. Il détaillera les vainqueurs désigné parmi les quelques 70 dossiers déposés, ce qui constitue un record. Un constat paradoxal dans le contexte actuel où, en 2020, le sport a été a l’arrêt en raison de la crise sanitaire du covid-19.

De quoi satisfaire Olivier Dulac, le président de Sporsora. A quelques heures de la cérémonie, dont SportBusiness.Club est partenaire média, il se réjouit que “l’année 2020 aura donné à Sporsora l’occasion de démontrer sa capacité à mobiliser, proposer et influencer plus que jamais l’écosystème” du sport en France. Interview

Vous avez bouleversé les catégories de cette 17e édition des Trophées Sporsora. Pourquoi ?

Olivier Dulac : « Au terme d’une année aussi compliquée qu’exceptionnelle, nous avons voulu célébrer particulièrement les acteurs du sport qui ont réussi à réaliser des initiatives innovantes, responsables, engagées et solidaires. Et ce, dans une seule et unique catégorie ! Nous espérons que ces 17e Trophées illustreront ces valeurs et la capacité de l’économie du sport à agir et réagir pour le bien commun et faire face aux enjeux sociétaux majeurs. La grave crise sanitaire que nous connaissons, au-delà des difficultés inimaginables que nombre d’entre nous avons à affronter, est déjà un accélérateur de tendances que nous observons depuis quelques années chez Sporsora. Depuis mars dernier, les acteurs de l’économie du sport ont pris leurs responsabilités et ont démontré, par des preuves concrètes, l’importance du sport dans notre société et pour demain. Les entreprises ont trouvé dans le sport une façon de nourrir réellement leur “raison d’être”. Par le marketing sportif, les marques ont fait preuve d’ingéniosité et de réactivité pour consolider le lien avec leurs audiences et le sport amateur, grâce à des actions de proximité mobilisant l’attention des acteurs économiques. En fait, c’est vraiment enthousiasmant de parcourir cette année si particulière. C’est ce que nous voulions montrer avec cette édition inédite des Trophées ».

Beaucoup de compétitions sportives se sont arrêtées ou ont été reportées en 2020. Avez-vous quand-même reçu beaucoup de dossiers ?

O.D. : « Je veux déjà adresser un merci chaleureux aux candidats à ces Trophées. Ils ont été plus nombreux cette année que les années passées. Près de 70 dossiers ont été proposés, tous ont d’une qualité étonnante. Chacun a accepté les risques d’une vive concurrence, comme dans toute compétition. Dans la catégorie commune, tous ont respecté, avec une évidence formidable, le principe de mettre en valeur la dimension de leur engagement responsable et solidaire. Et, je dois dire, bien au-delà des codes habituels qui régissent le modèle du marketing ou sponsoring sportif ».

L’engagement des marques dans le sport, qu’il soit environnemental ou sociétal, va -t-il devenir une obligation désormais ?

O.D. : « Je constate qu’à l’évidence, la plupart des marques impliquées dans le sport avait déjà intégré, dans leur stratégie de sponsoring, une véritable dimension RSE. Et ce dans la durée. La crise sanitaire a joué un rôle de catalyseur pour ancrer de vraies valeurs d’engagement sur le long terme.
Il est certain que cette crise, si profonde et particulière, laissera une trace dans toute les entreprises qui s’investiront dorénavant dans le sport. Dans ce domaine rien ne sera plus comme avant ! 
»

© SportBusiness.Club Février 2021