Paris 2024 vante son nouveau modèle de livraison des Jeux

Les dirigeants de Paris 2024 ne veulent pas réinventer la roue. Qui mieux que des professionnels de l’organisation d’événements sportifs pour… organiser les Jeux olympiques ? Face aux membres de Sporsora, Etienne Thobois, Directeur général du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques, a, mercredi 31 mars, détaillé le nouveau modèle de livraison qui sera mis en place dans trois ans. Il est simple : plutôt que de créer ex nihilo une structure ad-hoc pour chaque compétition, autant s’appuyer sur celles déjà existantes et possédants la bonne expertise dans la discipline.

« Jusqu’à présent, le modèle de livraison des Jeux était basé sur l’externalisation par fonction, a rappelé Etienne Thobois. Le comité d’organisation définissait des cahiers des charges par site, par grandes populations, ou par fonctions, comme la sécurité, la restauration, ou le transport, par exemple. Ces externalisations étaient transversales ». Un concept jugé peu souple et même quelques fois peu efficace.

En 2024, certaines fonctions resteront transversales. Ce seront celles apportées par le Comité international olympique (CIO). C’est le cas du chronométrage dont s’occupe Omega, partenaire mondial des Jeux. La marque du groupe suisse Swatch apporte son expérience dans ce domaine dans tous les sports. C’est aussi le cas pour la production des images, un domaine de compétence totalement pris en charge par le CIO.

« Gagnant-gagnant »

Paris 2024 restera quoi qu’il arrive aux manettes sur la compétition elle-même. En revanche, le COJO s’appuiera donc sur des prestataires extérieurs pour l’organisation et, du coup, va rechercher l’expérience d’une fédération sportive, sur une discipline particulière, ou celle d’une structure privée de l’événementiel sportif. « Nous avons décidé de nous baser plutôt sur les expertises existantes et plutôt par site, d’autant plus que 75% sont déjà existants », a expliqué Etienne Thobois.

Le dirigeant vise « un modèle vertueux gagnant-gagnant » et estime que celui-ci permettra de « valoriser des savoir-faire et de créer de nouvelles compétences ». Cette solution évitera aussi à Paris 2024 « d’embaucher une armée de gens », et de « laisser un héritage ». Beaucoup d’entreprises du sport britanniques se sont appuyées sur les Jeux de Londres 2012 comme vitrine pour se développer à l’international. En France, sur chaque site de compétition, un opérateur aura donc la charge de l’organisation, encadré de près par un strict cahier des charges.

Ce choix semble être déjà payant. Les trois premiers appels d’offres lancés, pour tester le terrain, ont été très fructueux. Fin 2020, Paris 2024 a lancé une consultation pour le Golf National (Saint-Quentin-en-Yvelines), le Stade Yves-du-Manoir (Colombes) et l’Arena de Nanterre. Selon les informations de SportBusiness.Club, près d’une dizaine de dossiers a été déposée par site. Des réponses venant de France et de l’étranger. Les choix seront pris dans les semaines qui viennent.

© SportBusiness.Club Avril 2021