Boris Pourreau: « Les courses virtuelles offrent plus de visibilité aux marques »

Podcast. Plus de 5 000 personnes ont participé samedi 20 et dimanche 21 juin à Free To Race, une course à pied virtuelle parrainée par Puma. Chaque concurrent a disputé un 10 kilomètres sur le parcours de son choix : le relevé de la montre connectée ou du smartphone faisant office d’arbitre. Pour Boris Pourreau, président et fondateur de Sport Heroes, organisateur avec Running Heroes de cette épreuve, l’avenir des compétitions sportives sera un mix entre course réelle et compétition virtuelle.

Sport Heroes a lancé V-Race une solution destinée aux organisateurs pour la gestion de compétitions virtuelles dans de nombreuses disciplines sportives, notamment l’athlétisme, le cyclisme, la natation… et l’Iron Man ! En juillet, Cycling Heroes organisera La Grande Vadrouille, sur le même principe, une course cycliste à étapes, histoire de faire patienter les passionnés de vélo alors que le Tour de France a été reporté à la fin de l’été à cause de la crise sanitaire du coronavirus. Extrait.

Les marques sont-elles intéressées par les compétitions virtuelles ?

Boris Pourreau : « Oui, car elle utilisent beaucoup le sport comme plateforme de communication. (…) Comme il n’y a plus de compétition, le virtuel permet d’être encore visible et peut-être même de faire plus que dans le monde physique : un programme CRM, des points de contacts mulitiples ou un événement qui dure dans le temps. C’est également plus facile de transformer des pratiquants en clients. C’est une nouvelle manière pour les marques de rencontrer leurs publics et de raconter des histoires ».

Etes vous en concurrence avec les fédérations sportives ?

B.P.: « J’espère que les fédérations ne nous ont pas attendu pour se poser des questions. Il y a aujourd’hui un nombre assez limité de licenciés dans les fédérations au regard de celui de pratiquants pour les sports dont on parle. (…) Nous ne nous construisons pas en opposition aux fédérations. D’ailleurs, on travaille avec celles de d’athlétisme et de natation. Mais, elles ont de gros challenges et défis digitaux devant elles afin de toucher de nouveaux publics. Nous sommes plutôt un acteur ouvert et à la disposition des fédérations pour construire le monde du sport de demain (…) Nous serions tous plus heureux d’avoir des fédérations qui intègrent davantage ces nouveaux outils permettant de mieux cibler les nouveaux pratiquants ».

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