Le Tour dans l’oeil de la Superloupe.

Muscles saillants, veines proéminentes, rictus concentré, aucun détail n’a échappé à la Superloupe sur le Tour de France. La dernière née des caméras de Digital Vidéo Sud (DVS) a fait une entrée remarquée sur la Grande Boucle pour France Télévisions. C’est la première sortie officielle sur une moto de ce matériel qui offrent des ralentis très spectaculaires pour les télévisions mais jusqu’alors voué au football ou aux compétitions statiques disputées dans un stade.

«C’est une véritable prouesse, assure un porte-parole de la filiale d’Euromédia. Ce matériel a demandé quatre ans de développement. La difficulté était d’adapter cette caméra qui filme à 300 images secondes aux contraintes de la HF et de pouvoir faciliter sa portabilité et sa maniabilité». La solution a été de déporter une partie de la technologie dans les sacoches de la moto émettrice. Une prouesse technique.

«DVS, qui créé et breveté la Superloupe en 2004,  est le leader mondial du ralenti sportif, précise le représentant de la société installée à Aix-en-Provence. Il existe un vrai marché pour ce type de matériel, notamment pour les compétitions sportives hors-stade, comme le cyclisme ou le marathon». Sans compter que ces avancées technologiques rejaillissent sur l’ensemble des autres appareils. Important dans un marché très concurrentiel.

Le Tour est une vitrine technologique pour DVS, comme les autres grands événements sportifs organisés dans l’Hexagone. «C’est une véritable chance pour nous, estime le porte-parole de l’entreprise. L’Euro 2016 en France, où nous étions prestataire exclusif pour les ralentis, nous a permis de montrer notre savoir-faire à l’international». Et d’accélérer à l’étranger l’image de la société spécialisée dans les ralentis. Un heureux paradoxe.