Com’Over ouvert à de nouveaux terrains de jeu

David Drahy, agence Com'Over

Un pied à Lyon, l’autre à Paris… et un troisième posé à l’international, Com’Over n’est pas une agence comme une autre. La structure a fait sa renommée en activant dans l’Hexagone les communications dans le sport de grands groupes internationaux, comme Socar, Wanda, Mastercard ou la NBA. Depuis, l’activité française s’est renforcée. C’est dans ce contexte que Com’Over a lancé deux structures en début d’année, réellement actives que maintenant en raison de la pause économique forcée liée à la crise sanitaire.

La première a été baptisée Com’Over Talents. Elle se destine aux athlètes, sportifs internationaux ou même personnalités d’autres univers. Cette structure originale vient en complément du travail des agents. Elle intervient sur des domaines très variés auprès des sportifs : média-training, recherche de partenariats, gestion des réseaux sociaux, relations presse… En quelque sorte, l’athlète est traité comme une marque.

« J’avais cette idée en tête depuis longtemps, confie David Drahy, co-fondateur et directeur associé de Com’Over. Les sportifs ont des communautés de fans plus ou moins importantes, mais beaucoup ont du mal à générer des revenus autres que leurs contrats sportifs. Ce type d’approche autour des talents n’est pas très courant en France». L’agence, qui a déjà quelques athlètes en contrat, notamment les basketteurs Andrew Albicy et Diandra Tchatchouang, affirme pouvoir construire des offres clés en main pour les marques à différents niveaux d’investissement.

Une régie commerciale

Le second pôle créé par l’agence rhodano-parisienne est une régie commerciale. Com’over Medias entend fédérer des sites internet grand public de l’univers du sport, mais officiant sur des thématiques très précises. C’est le cas de Lasueur, site consacré au MMA, ou de Lucarne opposée sur le football. « Cette offre vise les 15-34 ans, précise David Drahy. Ce sont des médias affinitaires où les marques peuvent s’exprimer avec du story telling. Des passerelles peuvent être créées entre les différents métiers de l’agence »

Car Com’Over, lancée en 2011, compte bien, en parallèle, continuer à développer ses activités historiques : le conseil stratégique, le contenu de marques, les relations publics et influenceurs, et enfin l’événementiel. Ces deux derniers postes représentent respectivement un quart et la moitié du chiffre d’affaires de l’agence qui, l’an passé, s’est élevé à près de 4 millions d’euros. « Aujourd’hui, nous ne rougissons pas de notre travail face aux grandes agences du secteur à qui nous n’avons rien à envier, » assure David Drahy qui a encore quelques idées en tête, notamment autour de l’e-sport et de l’événementiel BtoB.

© SportBusiness.Club Juin 2020

https://www.youtube.com/watch?v=61uPRx4cluA

Made in “6-9”

Quand David Drahy, ancien d’Octagon, Sport Market et Community, décide de lancer son agence en 2011, c’est à Lyon qu’il s’installe. Un choix de vie pour lui et sa famille. Depuis, Com’Over a grandi et le communicant n’a eu de cesse de développer les liens entre les entreprises du sport de la région. C’est ainsi qu’est née l’association Sport Connect Lyon en 2016, qui aujourd’hui rassemble une centaine de structures. Un an plus tard c’est le Com’Over Lab qui est lancé, une structure ombrelle chargée de rassembler et d’aider des micro-entreprises liées à la communication et au sport : photographe, agence de tourisme ou de merchandising, coach mental… L’agence les héberge gratuitement et bénéficie de leurs expertises.