Au tir à l’arc, un TQO entre surcoûts et innovations

A moins de deux mois du début des Jeux olympiques de Tokyo, la Fédération française de tir à l’arc (FFTA) organise à Paris, dans le Stade Charlety, un tournoi de qualification olympique (TQO). L’événement distribuera les derniers tickets pour le Japon. Elle s’enchainera avec une épreuve de Coupe du Monde, que la France accueillera durant trois ans. Président de la FFTA, Jean-Michel Cléroy explique l’importance de ces deux compétitions pour l’exposition de de sa discipline en France. Les règles sanitaires mises en place pour lutter contre l’épidémie de covid-19 contrarient l’organisation et imposent des coûts supplémentaires.

Le tournoi de qualification olympique (TQO) organisé ce week-end à Paris est-il un “test event” des épreuves de Coupe du monde que vous allez organiser par la suite ?

Jean-Michel Cléroy : « Ce TQO a été ajouté au programme initial pour raison sanitaire. Ce n’est pas réellement un “test event”, mais cela permettra d’être efficace pour le début de la manche de la Coupe du monde qui débutera le 22 juin. Lors de cette évènement s’ajouteront les compétiteurs en arcs à poulies, discipline non olympique. C’est aussi une reconnaissance pour la fédération et la France de la part de la fédération internationale de nous avoir fait confiance ».

Quel est le budget d’organisation de ce TQO ?

J.-M.C.: « Sur les deux événements, c’est-à-dire e TQO et l’épreuve de Coupe du Monde, nous sommes sur un budget de 1,1 million d’euros. Les recettes proviennent du soutien des institutions, de l’Etat, du Conseil régional d’Ile-de-France et la Ville de Paris. La billetterie a été fortement impactée par le contexte et les incertitudes sur l’accès au public il y a encore quelques jours ».

Cet événement international peut-il être un moyen d’attirer des partenaires ?

J.-M.C.: « Depuis de nombreuses années, nous avons des sponsors techniques mais aucun partenaire pour nous accompagner dans nos projets. C’était l’un des objectifs. Toutefois, la crise sanitaire est arrivée, et pour cette année, nous n’avons rien concrétisé. Nous allons accueillir la Coupe du Monde deux autres années et allons nous servir de cette année pour démontrer notre savoir-faire. Le tir à l’arc possède beaucoup d’atouts : c’est un sport de bien-être, de plein air, de fairplay, et nous savons la mettre en scène. Nous devons démontrer comment valoriser nos partenaires. Le tir à l’arc, s’il n’est pas retransmis dans les médias nationaux, est repris sur de nombreux canaux à l’étranger, notamment en Asie et en Amérique du Sud. On peut donner une visibilité différente à notre discipline. A nous de convaincre ».

A combien estimez-vous le coût supplémentaire engendré par les règles sanitaires imposées pour l’organisation ?

J.-M.C.: « L’estimation du surcoût consécutif au contexte sanitaire est estimé entre 130 000 et 150 000 euros. Cependant, dans son ensemble, le contexte sanitaire a permis d’innover dans nos méthodes, que ce soit du côté sportif, dans le fonctionnement et dans l’organisationnel. Dans cet événement, la mise en place de la bulle sanitaire pour protéger les athlètes et les contraintes autour impactent significativement le budget. Entre notre candidature et aujourd’hui, ce sont deux contextes et par conséquent tout le budget a été revu. Sur ce volet, il convient de le signaler, nous serons accompagné par les services de l’Etat. Ils sont à notre écoute sur les enjeux pour la France à démontrer notre adaptation à l’approche de Paris 2024 ».

© SportBusiness.Club Juin 2021

Stade Charlety, Paris 13e
19 au 21 juin : Tournoi de qualification olympique
26 et 27 juin : Coupe du monde Hyundai Tr à l’arc