Coronavirus : les événements sportifs traités au cas par cas

Evénements

Pas d’annulation en masse mais un traitement au cas par cas. Roxana Maracineanu, ministre des Sports, a confirmé ce mardi 3 mars que les annulations d’événements sportifs ne concernent aujourd’hui que ceux réunissant plus de 5.000 personnes dans une enceinte fermée. «Pour les autres, ce sera un traitement au cas par cas», a-t-elle déclaré à l’issue d’une réunion extraordinaire où il a été question des règles à adopter par le monde sportif dans un contexte de limitation de propagation du coronavirus en France. Une trentaine de représentants des Ligues professionnelles et des instances sportives était présente autour de la ministre. «Les événements se déroulant en milieu extérieur ou dans un stade ouvert ont eux vocation à être annulés s’ils brassent des populations venant de zones à risques,» a-t-elle ajouté.

Pour l’heure, donc, les matchs de football ou de rugby de Ligue 1 et de Top 14, peuvent continuer à se disputer devant des dizaines de milliers de supporteurs. «Ces événements ne sont pas soumis à la restriction car les spectateurs sont issus en grande majorité de territoires régionaux où aucune mesure de restriction de circulation n’est appliquée, a justifié Roxana Maracineanu. Là aussi, le sujet sera examiné au cas par cas, match par match. Au final, ce sont les préfets qui auront toujours le dernier mot.» Seules exceptions : le Stade Pierre Mauroy de Lille, dont le toit rétractable devra être ouvert, et la Paris La Défense Arena, enceinte close : si les restrictions se poursuivent, les rugbymen du Racing 92 devront trouver un stade ouvert ou alors jouer leurs matchs devant 4.999 personnes au maximum.

Paris-Nice maintenu

De même, le Paris-Nice cycliste, dont le départ sera donné dimanche 8 mars à Plaisir (Yvelines) n’est pas inquiété. «Son maintien a été proposé, a indiqué la ministre. Les équipes sont contrôlées, il y a peu de public le long de la course et le parcours ne traverse pas, à ce jour, de zones à risque.» En revanche, les championnats de France de cross-country qui devaient se tenir à Montauban du 6 au 8 mars ont été reportés sur proposition de la Fédération française d’athlétisme. «Il s’agit d’une décision concertée avec l’organisateur, a précisé Roxana Maracineanu. Cette compétition n’avait pas un impact majeur aussi bien au niveau sportif qu’organisationnel.»

«Le but est de ne pas se retrouver face à l’annulation intempestive d’un événement, a poursuivi Karim Hérida, Directeur de Cabinet adjoint de la ministre des Sports. Pour cela, nous avons réalisé une cartographie des compétitions sportives à venir et avons entamé des discussions avec les organisateurs, les fédérations et les préfectures. Nous avons fait le choix de ne pas tout annuler mais d’étudier chaque cas. Cela nécessite un bon niveau de coordination.» Une réunion quotidienne à 9h00 a été mise en place entre les membres du ministère, les représentants du CNOSF, du CPSF et de l’Agence nationale du sport. Le médecin du ministère participe lui tous les jours en début d’après-midi à la réunion interministérielle autour du coronavirus.

«L’essentiel est de bien faire comprendre que ces mesures sont évolutives, a insisté Roxana Maracineanu. Elles peuvent paraître contradictoires parfois les unes par rapport aux autres si on n’a pas l’ensemble des éléments.» Lors de la réunion de ce mardi matin, le ministère des Sports a également sensibilisé les ligues professionnelles sur le rôle pédagogique qu’elles peuvent avoir auprès de leurs spectateurs. Des messages audio et vidéo pourraient ainsi être diffusés lors des compétitions à destination des supporteurs. Les opérations d’escorte de joueurs par des enfants sont suspendues et les poignées de mains en début de matchs proscrites : les sportifs doivent montrer l’exemple. «Nous avons aussi demandé à la ligue de football professionnel de recommander aux joueurs de limiter les embrassades après un but,» confie-t-on au ministère. Sans trop y croire quand même…

© SportBusiness.Club Mars 2020


Une délégation du sport français à Tokyo

Un voyage de travail d’experts du mouvement sportif français est maintenu à Tokyo à partir du 8 mars, a indiqué Roxana Maracineanu, ministre des Sports lors d’un point presse. «Il n’y a pas de contre-indication du ministère des Affaires étrangères pour le Japon, a-t-elle expliqué. Et il n’y avait pas de report possible.» Ce déplacement doit permettre à une quarantaine de Directeurs techniques nationaux de vérifier sur place les installations sportives des Jeux olympiques de Tokyo. Huit présidents de fédération et des représentants du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), du Comité paralympique et sportif français (CPSF), de l’Agence nationale du Sport et du ministère des Sports participent aussi à ce déplacement.