L’Union se voudrait encore plus fédératrice

Institutions

A quelque chose malheur est bon. L’Union Sport & Cycle (USC) s’accommode de l’expression. Le syndicat du secteur marchand du sport tire en effet un bilan plutôt positif des mois de confinement liés à la crise sanitaire du coronavirus, une période où, pourtant, le sport et quasiment toute l’activité économique, a été à l’arrêt. « Nous avons bénéficié du covid, assure Jérôme Valentin, président de l’USC un brin provocateur. Nous avons joué notre rôle et nous sortons plus forts de cette crise sur le plan de la représentation ».

En télétravail, les permanents du syndicat professionnel n’ont pas chômé ces derniers mois pour répondre aux interrogations et inquiétudes de ses membres : l’USC a édité une lettre quotidienne pour les informer des cadres législatifs évolutifs, leur a mis à disposition les outils afin d’effectuer les demandes administratives d’aides, a organisé plusieurs webinaires et a même ouvert une hot-line. Résultat : une augmentation du nombre d’adhérents de 15% ! L’USC dépasse désormais 1 500 membres.

Rassembler l’univers du sport loisir

La plus grande satisfaction de l’instance est surtout d’avoir défendu les intérêts de la filière dans les différentes commissions mises en place par le gouvernement. « Lundi matin c’était la cellule de continuité interministérielle, mardi, le comité de la filière tourisme, jeudi la filière sport et de l’événementiel…, liste Virgile Caillet, délégué général. Nous avions ainsi une vision globale de tout ce qui pouvait impacter le secteur. Mais surtout, le fait d’être dans ces réunions a prouvé une forme de reconnaissance du sport comme étant un univers économique qui compte ».

Une réelle satisfaction pour les dirigeants de l’Union Sport & Cycle. Ils veulent aller plus loin. « Le danger c’est l’atomisation », prévient Jérôme Valentin. « Les pouvoirs publics veulent un dialogue simple et s’adresser aux représentants les plus légitimes, » ajoute Virgile Caillet. Le message est clairement un appel du pied à différents organismes professionnels d’univers très thématiques, comme le surf, l’escalade, mais également, pourquoi pas, la pêche ou la danse. « Nous pouvons trouver des liens naturels et apaisés avec d’autres acteurs de l’univers, » assure Jérôme Valentin qui ambitionne de faire de “l’Union” le guichet unique du secteur marchand du sport et des loisirs.

© SportBusiness.Club Juillet 2020