Episod installe le fitness en VOD

La VOD au secours du fitness. La vidéo à la demande (Video-on-Demand) est la solution anti-confinement d’Episod, enseigne de fitness du groupe Verona, auquel appartient également Néoness. De nouveau closes à cause des règles sanitaires imposées pour limiter la propagation du covid-19, les maisons de sport en salle se sont transportées sur internet via des cours en ligne en direct et personnalisés. « La première période de confinement, au printemps, a accéléré nos projets numériques, explique Benoit Mazerat, le directeur d’Episod. Nous avons un positionnement et une clientèle haut de gamme qui s’y prêtaient »

Dès avril, l’enseigne a mis en place des cours via la plateforme Zoom spécialisée dans les visio-conférences. Chaque rendez-vous pouvait accueillir jusqu’à 24 personnes sous la surveillance d’un coach pouvant ainsi superviser ses élèves en direct, à domicile. « A l’époque, nos taux de remplissage s’élevaient à 80%-85%, indique Benoît Mazerat. Du coup, nous avons maintenu ce service et ces cours à distance après le déconfinement ». C’était la première étape. Depuis, l’offre numérique d’Episod s’est complétée en juillet d’une plateforme VOD.

Objectif : fidéliser les clients

« Nous proposons des cours pour s’entrainer à la maison ou améliorer sa technique, poursuit le patron d’Episod. Nous avons déjà plus de 150 vidéos dans notre base. Tout ce développement trouve un vrai sens aujourd’hui, avec cette nouvelle période de confinement ». Cette offre numérique correspond bien, par ailleurs, à la spécificité de l’enseigne qui, dans le monde réel, ne propose que des cours via des “studios” spécialisés.

« L’objectif est avant tout la fidélisation, précise Benoît Mazerat. Nous constatons cependant que ces cours nous permettent de recruter de nouveaux clients ». Toutefois, d’un point de vue économique, cette offre numérique, payante avec des tickets ou un abonnement comme pour les cours réels, n’est qu’un pis-aller selon le directeur d’Episod : « Cela ne compensera jamais notre perte de chiffre d’affaires, » confie-t-il. Le plus grand danger est de rompre le lien avec notre clientèle, ce qui aurait des conséquences catastrophiques lorsque les clubs rouvriront ».

© SportBusiness.Club Novembre 2020