Le nouvel environnement du sport dans le “monde d’après”

Le ravitaillement en vrac : l'image du sport d'avant ?

Le sport devra certainement être réinventé dans le monde post-crise sanitaire du coronavirus. Pas seulement. Les marques devront également revoir concrètement leurs activations autour de l’environnement comme cela a été évoqué vendredi 15 mai lors du webinaire Sporsora organisé en collaboration avec SportBusiness.Club. Pour la Maif, cette réflexion ne sera en aucun pas un changement de posture. «On a mis dans notre raison d’être le principe d’une attention sincère portée à l’autre et au monde et on cherche à l’appliquer à toutes nos activités», a déclaré Céline Ribour, directrice de communication de la mutuelle.

Engagée avec plusieurs fédérations sportives (1), la Maif estime trouver dans le sport un levier pour renforcer et montrer ses actions environnementales. «Nous profitons de ces partenariats pour trouver de nouvelles solutions et imaginer comment un événement sportif peut à la fois être neutre en carbone, zéro déchet, et participer en même temps à l’éveil des consciences et aux changements des comportements des pratiquants et des spectateurs,» a indiqué Cécile Ribour.

Ravitaillement en vrac ?

Les sponsors devraient être moteur sur ce terrain selon Stéphane Guerry, président d’Havas Sports & Entertainment, l’agence conseil de la Maif. «Les marques ont largement avancé depuis quelques années sur leur responsabilité sociétale et l’impact que leurs activités peut avoir sur la planète, a-t-il affirmé. Elles sont souvent plus en avance sur ces points que les fédérations, les ligues, les clubs où les enjeux sont autres. Ces partenaires peuvent aider les organisations sur ces points.»

Pour autant, la responsabilité environnementale pourra-t-elle se conjuguer sur le terrain avec le respect des procédures sanitaires imposées pour réduire la transmission du coronavirus. «Fin 2019, pour l’Eikiden de Paris, nous avions travaillé sur l’intégralité de la chaîne, du textile aux brassards recyclables, en passant par des points de ravitaillement en vrac, a détaillé Cécile Ribour de la Maif. Ce que l’on vit aujourd’hui pose des milliards de questions. Le principe que l’on s’était donné ne va pas changer mais il va falloir réinventer toutes les modalités que nous nous étions fixées. Très concrètement, par exemple, le ravitaillement en vrac mis en place afin de diminuer les emballages ne sera plus possible demain !» Un nouveau monde et de nouvelles idées à trouver donc.

© SportBusiness.Club Mai 2020

(1) Fédération française d’athlétisme, Fédération française de basket-ball, Fédération française de volley-ball, Fédération française de sport universitaire.


La technologie au secours du sport de demain

Le huis clos pourrait bien être la norme, un temps au moins, des prochains grands événements sportifs. Dans ce contexte, la manière de produire les images des compétitions et de les transporter aux téléspectateurs pourrait être modifiée En Allemagne, la reprise des matchs de la Bundesliga dans des stades sans spectateurs a amené le diffuseur local, Sky, à filmer et retransmettre le son différemment de ce qui se faisait précédemment. «Notre métier est de mettre en place la capacité à faire passer beaucoup d’événements dans nos tuyaux», a expliqué Jean-François Rodriguez, Senior vice-président Global Brand & Sponsorship d’Orange, lors du wébinaire Sporsora.

«Nous allons nous attacher à renforcer les parties techniques autour des stades, a promis le dirigeant d’Orange. Nous allons également nous appuyer sur la 5G qui a pris un peu de retard mais sera utilisée sur certains sport en mouvement, comme le cyclisme par exemple.» L’ancien opérateur télécom historique qui a fait de l’inclusion numérique un des ses chevaux de bataille, entend transporter l’émotion. «Nous voyons comment utiliser la technique pour faire vivre des émotions à des spectateurs qui malheureusement ne pourront pas se rendre dans les stades,» a assuré Jean-François Rodriguez.


Le webinaire de Sporsora en replay