Paris 2024 ouvre la chasse aux sponsors internationaux

Le Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques (Cojo) de Paris 2024 passe une étape et s’ouvre aux marchés internationaux. L’association vient de lancer un appel d’offres pour dénicher des courtiers, agences ou agents indépendants, susceptibles de prospecter de nouveaux partenaires à l’étranger pour les Jeux parisiens. A ce jour, Paris 2024 ne compte que trois sponsors officiels… trois entreprises françaises : BPCE, avec les enseignes Banque Populaire et Caisse d’Epargne ainsi qu’EDF comme partenaires premium, et FDJ un rang en dessous.

Les courtiers sélectionnés pourront présenter aux partenaires potentiels les offres de sponsoring définies par Paris 2024, et, en cas d’intérêt, jouer les entremetteurs avec les services marketing et commerciaux du Cojo. Chaque agent ne pourra pas proposer plus de dix sociétés cibles, choisies parmi les secteurs d’activité encore libres. Si le courtier peut participer aux discussions, les équipes de Paris 2024 entendent garder la main sur les négociations économiques. Au final, en cas de contrat signé, ce que tout le monde espère, l’apporteur d’affaires se verra rémunérer grâce à pourcentage sur la valeur financière du partenariat.

Bien qu’il s’agisse de sociétés étrangères, les droits marketing signés avec Paris 2024 ne seront exploitables que sur le territoire français, comme c’est le cas pour BPCE, EDF et FDJ. Les comités d’organisation des Jeux ne sont jamais limités aux entreprises locales. En 2016 à Rio, le constructeur japonais Nissan s’affichait ainsi au rang de partenaire national dans l’espoir d’accroître ses parts de marché dans le pays. Idem, c’est une marque chinoise, 361 degrés, qui équipait les volontaires cariocas. Quatre ans avant, à Londres, c’est le français EDF, déjà, via sa filiale locale Energy qui s’était associé aux Jeux londoniens.

© SportBusiness.Club Juin 2020


Une restauration durable pour Paris 2024

Le Cojo a également lancé début juin un appel d’offres pour trouver le prestataire restauration de son futur siège à Aubervilliers où l’association doit déménager d’ici fin 2020. Le prochain prestataire alimentaire des équipes de Paris 2024 devra répondre à la “vision” du comité d’organisation, c’est-à-dire proposer une “restauration durable.” Le Cojo sera ainsi vigilant sur la provenance des aliments et préfèrera le local, l’économie circulaire, ainsi que le zéro plastique, mais sera également sensible à “la réduction de la part animale, la labellisation bio et à une offre réalisée à base de denrées de saison”. Un esprit sain dans un corps sain.