Paris 2024 vers des “adaptations créatives et durables”

Jeux olympiques

Lors d’une réunion en visio-conférence, mercredi 3 juin, avec la commission de coordination du Comité International Olympique (CIO), Tony Estanguet, le président du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 (Cojo), a “reconnu un changement d’approche au cours des derniers mois, compte tenu de l’impact de la pandémie de covid-19”, rapporte un communiqué du CIO. Le patron des Jeux parisiens a “appelé tous les acteurs engagés dans le projet (…) à des adaptations créatives et durables”. Un discours d’économies budgétaires qui, a-priori, a séduit Pierre-Olivier Beckers-Vieujant, le président de la commission de coordination du CIO.

“La commission de coordination a pleinement soutenu cette démarche et s’est engagée à travailler en étroite collaboration avec les organisateurs pour répondre à cette ambition,” indique l’instance qui a convenu avec Paris 2024 “d’examiner de nouvelles opportunités pour la livraison des Jeux.” Cette nouvelle stratégie “de livraison des Jeux” impose une adaptation des projets, comme l’avait annoncé Etienne Thobois, le directeur général de Paris 2024. Le CIO cite d’ailleurs les aménagements prévus pour “optimiser” les Jeux Olympiques de Tokyo retardés d’une année à l’été 2021.

Dans ce sens, Pierre-Olivier Beckers-Vieujant estime, par exemple, que la réduction de 17 000 à 14 000 du nombre de lits prévus dans le village olympique de Saint-Denis est “l’un des résultats positifs.” C’est également le cas pour “l’optimisation du concept développé pour le centre aquatique olympique”, dont la Solidéo (Société de Livraison des Ouvrages Olympiques) a récemment confié la construction à Bouygues Bâtiment. Le communiqué du CIO précise enfin que le Cojo a “réitéré l’importance qu’il accordait à la tenue de ses Jeux Olympiques et Paralympiques selon le calendrier convenu.” Alors que l’agenda olympique est profondément et historiquement bouleversé par la pandémie mondiale du coronavirus, cette réflexion, “réitérée” donc, est sans doute portée par le spectre du report qui désormais plane au-dessus de Paris 2024.

© SportBusiness.Club Juin 2020