Tokyo 2020 fête l’arrivée de son stade olympique

Jeux olympiques

Le 21 décembre sera une date importante pour le Comité d’organisation des jeux olympiques et paralympiques de Tokyo 2020 : ce jour-là s’ouvrira au public le stade olympique. Emblème symbolique des Jeux, l’enceinte de 68.000 places accueillera les cérémonies d’ouverture et de clôture des deux événements olympiques ainsi que les épreuves d’athlétisme et quelques matchs du tournoi de football. Débuté le 1er décembre 2016, sa construction s’est achevée le 30 novembre dernier et a impliqué plus de 1,5 million de personnes, rapporte le COJO.

Le coût de l’infrastructure, située à l’Ouest de Tokyo, s’élève officiellement à 156,9 milliards de yens, soit 1,3 milliard d’euros. C’est loin des 252 milliards (2,2 milliards d’euros) du projet initial dont l’origine remonte à 2011, rapporte Francs Jeux. A l’époque, Tokyo envisageait une enceinte de 80.000 places capable de recevoir également la Coupe du monde de rugby 2019. Toutefois, devant l’envolée des coûts, le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, a préféré arrêter les frais en juillet 2015. Un nouveau projet a donc été lancé. C’est celui-ci, signé par l’architecte Kengo Kuma, qui ouvre ses portes aujourd’hui… trop tard pour le mondial de rugby.

Beaucoup de bois, Usain Bolt et de la J-Pop

Les officiels et les journalistes ont déjà visité le Nouveau Stade National. Samedi 21 décembre ce sera le tour des habitants de Tokyo, invités à assister à un festival sportif et culturel dont le sprinter jamaïcain Usain Bolt partagera la vedette avec des groupes de musique traditionnelle et la formation de J-Pop Arashi. Ils pourront apprécier un stade où le bois est omniprésent : «la façade se compose de plusieurs avant-toits superposés en bois provenant des 47 préfectures du Japon, et le toit présente une structure en treillis qui combine des poutres en acier et du bois lamellé», indique le dossier de presse. L’enceinte disposera d’une piste d’athlétisme à neuf voies, de deux écrans géants, d’un réseau wi-fi capable de connecter la moitié des spectateurs du stade en même temps.

Le stade se veut particulièrement accessible. Des robots développés par Toyota, partenaire majeur du Comité international olympique, seront proposés en assistance aux spectateurs à mobilité réduite. Ils les guideront vers leur emplacement et transporteront pour eux leurs biens ou leur nourriture. Par ailleurs, 47.000 arbres ont été plantés dans l’enceinte du stade et même au 20e étage sur une passerelle baptisée « Grove of the Sky » qui offrira un panorama sur Tokyo. Un peu moins RSE : 185 ventilateurs créeront un flux d’air et un système de refroidissement par brouillard dans le but de refroidir spectateurs et athlètes. C’est tout de même plus « développement durable » que la climatisation des stades qataris.

© SportBusiness.Club Décembre 2019